Nouvelles voies de diffusion

Signal

Mercredi 13 Septembre 2017


Les émetteurs de Saison'AIR deviennent des ressources partagées entre les studios du groupe. Si la conception du réseau est solide, les contraintes géographiques disparaissent.



En audio sur IP, le fonctionnement de la radio ne se cantonne plus au câblage arbitraire des équipements, ni aux limites d'une grille de commutation audio.

La diffusion AoIP devient dynamique, et chaque émetteur est virtualisé, on parle alors de "départ". À Grenoble comme à Biarritz, nos deux studios pourront disposer à volonté des 7 départs de Saison'AIR : Belledonne, Chartreuse, Vercors (les 3 émetteurs FM de Radio SKI), Atlantique, Sud-Ouest, Méditerranée (les 3 multiplexes DAB+ de Radio PLAGE), mais aussi le départ futur "Natio" destiné, entre autres, aux Jeux olympiques 2024.
Pour faire simple, une chaîne de départ est généralement constituée d'un détecteur de silence, un traitement de son, puis un équipement de "livraison finale" (Stereo Generator en FM, Encodeur en RNT, Serveur de diff en webradio, etc.). La concurrence des constructeurs étant très offensive, un traitement milieu de gamme est aujourd'hui capable d'assumer toutes ces fonctionnalités en un seul boîtier 1U (encombrement faible, consommation électrique risible). 

WEB, FM ou RNT cohabitent volontiers

Une fois que l'on est équipé d'un cœur de diffusion entièrement numérique, et que nos chaînes de départ sont virtualisées, elles sont gérées de manière identique depuis les studios, et ce, même si les modes d'émission sont radicalement différents. Les automations dernier cri sont capables d'alimenter le RDS des autoradios, d'extraire les pochettes d'album pour les récepteurs RNT, ou de proposer du contenu interactif sur un player web. C'est toute la mission d'une Direction du Système d'Information, bien accompagnée par ses partenaires intégrateurs, d'enrichir son antenne par la puissance des données associées.

Après le traitement en sortie de chaîne de départ, il faut transporter le son jusqu'au pylône, situé à plusieurs kilomètres des studios. Là encore, il existe plusieurs solutions IP, permettant de rester dans une bulle numérique jusqu'à l'émetteur.

L’IP jusqu’au dernier maillon

En FM, les stations qui n'ont pas la chance d'avoir leurs studios au pied du pylône cherchent des solutions économiques pour transporter le son jusqu'au site de diffusion.
Dans la plupart des cas, on utilise une paire de codecs AES pour assurer la liaison, via des lignes dédiées (RNIS ou IP). Sur site, une dernière étape de traitement est appliquée. Le stereo generator fait son travail, puis on monte le signal (MPX) à l'antenne.
Pour la diffusion de SANEF 107.7, Mediameeting pousse l'exploitation de l'IP à l'extrême, et assemble son signal définitif à la sortie des studios, grâce au traitement Wheatstone FM531HD capable de fournir du MPX over IP.
Ce signal "prêt-à-émettre" est ensuite transporté sur le réseau informatique de la société d'autoroute jusqu'aux émetteurs, ce qui évite les mauvaises surprises acoustiques d'un secteur à l'autre, et simplifie considé-rablement la maintenance.


Florian Martin
Consultant IP & Broadcast, au service des radios et des fournisseurs. Facilitateur IP de La Lettre... En savoir plus sur cet auteur


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