Arrivé à la rentrée, Nikos Aliagas n'a pas réussi à redonner des couleurs à la matinale d'Europe 1.
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Comment Arnaud Lagardère va-t-il régler la crise profonde que traverse Europe 1 depuis plusieurs saisons ? Le changement de direction, avec l'arrivée de Laurent Guimier il y a un an, le déménagement dans des nouveaux locaux ou encore le lancement d'une nouvelle grille des programmes à la rentrée n'y ont rien fait. La station s'enfonce dans les sondages d'audience et passe la barre des 6 %, à 5,9 % d'audience cumulée faisant jeu égale avec Nostalgie et Skyrock. Une situation qui entraine une dégradation du climat social. Après la grève de la rédaction numérique, ce sont les salariés de la radio qui ont adopté ce jeudi une motion de défiance contre Arnaud Lagardère, qu'ils jugent responsable d'une "absence de stratégie", marquée par des changements d'équipes successifs.
"Le pari n'est pas gagné"
Lors d'une réunion ce midi dans le grand Studio Pierre Bellemare, Laurent Guimier, le vice-PDG d'Europe 1, a cherché à rassurer les troupes. Ce nouveau recul "est moins mauvais que ce que disaient certaines Cassandre, mais le pari n'est pas gagné après 3 vagues d'audiences", a-t-il dit à nos confrères de l'AFP. "Le cap qu'on a lancé, celui d'une antenne ouverte, est le bon" maintient-il. Des mauvais résultats qui relancent les spéculations sur l'avenir de la direction et peut-être même de la station, dont la vente était encore exclue par son propriétaire en décembre dernier.















