Brulhatour

Que reste-t-il à faire pour développer le monde du podcast ? C’est le sujet central de cette nouvelle Room. Alors, c’est assez dangereux de poser la question. Parce que le travail est titanesque. Ce qu’il reste à faire, c’est un peu les Douze travaux d’Hercule. Je vais me limiter à 7. À chaque jour suffit sa peine…


Podcast : que reste-t-il à faire ?

#1 Encourager la création d’une plateforme francophone souveraine
Apple Podcasts et Google Podcasts c’est bien mais, avouons qu’une plateforme 100% francophone ou mieux 100% française, ce serait encore mieux. Mieux car il s’agit indirectement de promouvoir la langue française, d’encourager les podcasteurs francophones, de soutenir la création française et d’accompagner, celles et ceux qui en France pensent et élaborent des projets autour de l’Audio Digital. Quoi que l’on dise, il y a de fortes chances pour que l’Audio Digital prenne demain une place. De plus en plus importante, autrement dit, occupe une position stratégique. Les acteurs, du plus petit au plus grand, ont tout intérêt à tirer dans le même sens. Rêvons à une Agence nationale de l’Audio Digital qui serait tout, sauf un comité Théodule. Il aurait comme objectif de déceler les talents et de les accompagner. Rêvons encore en imaginant une agence qui produirait des podcasts français en langue anglaise pour gratter des parts de marché à l’international.
 
#2 Incarner les podcasts avec des artistes populaires et des personnalités
On le dit et on le répète souvent : la dynamique du monde du podcast dépend, certes de la qualité des contenus proposés, mais aussi et surtout de celles et ceux qui la porte. Forcément, plus les podcasts seront incarnés par des personnalités du monde du spectacle ou du monde médiatique, plus le grand public en aura connaissance. D’abord, il pourra enfin donner une définition au mot podcast et, probablement, devenir des fans de séries portés par des animateurs, des chanteurs, des acteurs, des politiques… Bref, des personnalités publiques. C’est la raison pour laquelle les producteurs de podcasts ont tout intérêt à aller draguer ces personnalités pour les convaincre à incarner un podcast.
 
#3 Pousser à une plus rapide appropriation du format par les médias et les acteurs culturels
Le développement du podcast passera aussi par l’appropriation de ce format par les médias (et pas seulement les médias radiophoniques… Car la télévision, la PQR ou la presse régionale ont devant elles un formidable terrain de jeu. Cette appropriation devra aussi devenir une réalité pour les organismes publics, les structures privées, les associations, les PME, les ministères… On peut (encore et toujours) rêver mais l’avenir du podcast doit être similaire aux conséquences de l’avènement de l’Internet dans nos sociétés modernes. Hier chaque entité physique ou morale s’est dotée d’un site internet. Et bien, demain, chaque entité physique ou morale devra, en plus se doter d’un ou plusieurs podcasts.
 
#4 Ouvrir l’éditorial à des sujets accessibles et concernants
Comme pour un article ou un reportage, le podcast doit rester accessible et concernant. J’aurai envie d’ajouter populaire. Populaire, ce n’est pas un gros mot. Cela veut dire que le podcast doit être écouté par des auditeurs qui habitent au-delà du péage de Saint-Arnoult-en-Yvelyne. Au-delà, des colonnes d’Hercule imposées par cette musique médiatique parisienne qui croit que l’auditeur de podcast ne peut être qu’un individu de moins de 30 ans, habitant Paris, exerçant un poste de cadre, roulant à vélo et mangeant du tofu. N’oubliez pas que l’auditeur a toujours les cartes en main. C’est lui qui décide. C’est lui qui fait de votre podcast un succès ou un échec et pas forcément l’auditeur parisien…
 
#5 Accélérer le déploiement du podcast de proximité
Il y a un vrai marché du podcast de proximité. La proximité dans le podcast, ce n’est pas compliqué pour l’expliquer. Ce sont des gens qui parlent à d’autres gens avec le même vocabulaire. Ils ne sont pas forcément d’accord sur tout, mais, ils se comprennent, et ça, c’est le principal. Combien d’auditeurs ne comprennent pas ce qu’ils entendent à la radio ou en écoutant un podcast ? La proximité, c’est aller ver un terrain inexploré. Tout est là-bas à défricher, à labourer, à semer et à récolter.
 
#6 Améliorer les algorithmes de recherche des podcasts
Répétons-le une énième fois : trouver un bon podcast à écouter demeure aujourd’hui encore très difficile. Pas dans le modus operandi mais dans l’opération algorithmique de la plateforme qui va fournir des résultats souvent décevants. La meilleure technique de découvrabilité, c’est le bouche-à-oreille. C’est loyal mais pas suffisant. Quand demain, en, deux clics, vous trouverez le ou les podcasts de vos rêves qui répondent à vos envies et à vos attentes, l’entreprise qui produira cette intelligence artificielle aura toute ma gratitude.
 
#7 Encourager les annonceurs à s’approprier le podcast
Connaissant les loulous, je peux vous assurer qu’ils vont être de plus en plus nombreux à s’intéresser ce nouveau format. Pourquoi ? Parce que l’annonceur est, génétiquement, très opportuniste. C’est d’ailleurs une de ses faiblesses. Quand on est trop opportuniste, on est trop prévisible. Dans ce cas précis, c’est tant mieux pour les podcasteurs. Car en plus de produire un podcast, en tirer une rémunération régulière, c’est quand même l’Alpha et l’Oméga du monde du podcast de demain. Plus les investissements seront élevés, plus, à l’autre bout de la chaine, la qualité résonnera dans les oreilles de l’auditeur.
 

Rédigé par Brulhatour le Mercredi 13 Octobre 2021 à 13:29 | Commentaires (0)

Un nouveau "Billet acidulé" dans cette nouvelle Room sur ClubHouse proposée par l'équipe du magazine LePOD. Aujourd'hui, mercredi, on m'a demandé de vous parler de la technique de l'interview. Un sujet qui mériterait un livre entier à lui seul ! Comme le disait François Rabelais, je vais tenter d'en tirer la "substantifique moelle" !


Mener une interview

Je vais utiliser une parabole pour illustrer mon propos. L’interview, c’est toujours un coup en 3 bandes, comme au billard. En 3 bandes parce qu’il ne faut jamais l’oublier, l’interview est l’affaire de 3 personnes : celui qui pose les questions, celui qui répond aux questions et… celui qui écoute la discussion. D’ailleurs, l’interview réussi, c’est celui qui réunit ces 3 conditions. Si l’une de ces 3 conditions n’est pas respectée, l’interview ne fonctionne pas. Autrement dit, lorsque vous posez des questions, vous devez prioritairement écouter les réponses que l’on vous donne mais aussi et surtout vous mettre dans la peau de l’auditeur, afin de donner ou pas, de nouvelles impulsions et de nouvelles orientations que vous n’aviez peut-être pas prévues. Certes, on ne doute pas que vos questions soient intéressantes… Mais pour qu’un interview soit réussi, il faut aussi que les réponses le soient également et que les échanges ne soient jamais ennuyeux.

D’ailleurs, dans l’interview, il y a une règle que vous ne maîtrisez pas : ce sont les réponses. C’est pourquoi, dans la presse, on parle souvent de "bon client" lorsqu’il s’agit de trouver un interlocuteur. Un "bon client", c’est l’assurance d’un bon interview. Parce  que ce "bon client" sait aligner les mots les uns derrière les autres, parce qu’il maîtrise son sujet, parce qu’il possède un vocabulaire (c’est rare) qui traduit facilement sa pensée, parce que sa voix engage l’écoute… Il y a de nombreuses raisons qui font le "bon client".

Donc, j’aurais tendance à vous conseiller, pour réussir votre interview, de trouver un "bon client". Un "bon client", c’est 60% de chances supplémentaires de réussir son interview. Cela veut dire, et vous le savez déjà, que l’interview doit être préparé, bien en amont de sa réalisation. C’est la règle. Ne croyez pas ceux qui vous disent qu’il vaut mieux ne rien préparer avant de poser vos questions. Ce sont soit des fainéants, soit des journalistes qui font preuve d’orgueil, de suffisance et de fatuité. Ces 3 défauts réunis donnent souvent naissance à des interviews "bon marché" et à la complaisance. Ça, c’est autre débat…
Je vais quand même vous donner ma définition du "bon client" : c’est une personne qui possède un vocabulaire qui matérialise sa réponse avec beaucoup de paraboles, des métaphores, des citations… qui facilitent la compréhension de l’auditeur. C’est une personne qui a, parfois, une certaine gouille et dont le message est tout sauf institutionnel. Une personne qui vous apprend quelque chose de nouveau.

Donc, première étape, trouvez le "bon client". Cela nécessite du temps, de la curiosité… j’allais dire d’un peu d’investigation dans le milieu que vous souhaitez découvrir. Informez-vous, creusez le sujet, questionnez autour de vous et infiltrez donc le milieu que vous traitez.
Deuxième étape, fouillez le sujet pour en rédiger les questions. Votre interlocuteur verra que vous vous intéressez à ce sujet, et ça le mettra en confiance. Dans la démarche d’interview,  il n’y a rien de pire qu’un interlocuteur stressé, pas à l’aise, pas correctement conditionné. Vous n’en tirerez rien, ou pas grand chose, et c’est là, à partir de ce moment, que l’interview deviendra ennuyeux.
Troisième étape, concentrez-vous sur ce qu’il vous dit et pas sur la prochaine question que vous avez notée. Dans le podcast, l’interview est généralement enregistré. Donc pas de panique. Au contraire, relancez-le souvent en attrapant au vol une information intéressante. On dit : "rebondir". Donc, rebondissez. Ceux qui sont interrogés donnent souvent des indices ou des pistes dans leur réponse. N’hésitez donc pas à vous en saisir et donc à "rebondir".

On pourrait parler pendant des heures des coulisses et des règles de l’interview. Il y aurait tant à dire… Mais, comme vous, derrière le micro, on doit "faire court". C’est d’ailleurs un mal de nos sociétés modernes : "le faire court".

Bon, derniers conseils pour la route. Vous avez remarqué ou vous remarquerez j’espère que l’interview c’est aussi un formidable exercice pour pointer les tics de langage. Il y en a des dizaines qui apparaissent au fil des discussions. Le traditionnel "euh" qui revient systématiquement. Le "alors" qui débute les questions ou le "quoi" qui referme les réponses ou le très agaçant "d’accord" du journaliste qui vient conclure la réponse de celui qu’il interroge.  

On n’a pas parlé du son. Le son d’un interview, c’est important autant que les questions puisqu’un bon son, c’est un confort d’écoute pour l’auditeur. L’enregistrement : on appuie deux fois sur le bouton. Une fois pour lancer l’enregistrement, une seconde fois pour l’arrêter. Laissez donc tourner l’enregistrement. Parfois, sans même poser de questions, on peut obtenir une bonne réponse sans rien n’avoir demandé, un son d’ambiance ou mille et une autres choses qui viendront muscler votre entretien. À vous de jouer !

Rédigé par Brulhatour le Mercredi 6 Octobre 2021 à 13:24 | Commentaires (0)

Dans le monde du podcast, c’est une drôle d’idée de penser qu’il est nécessaire de prioriser l’écriture à la voix. D’ailleurs pourquoi perdre du temps à écrire alors qu’il faudrait d’abord se concentrer sur tout ce qui concerne la production sonore ? Voilà le postulat de départ. Je vais essayer de vous démontrer l’inverse. Que l’écriture d’un podcast doit toujours être la première étape d'une longue aventure…


L’écriture des podcasts

Pour bien comprendre la démarche, il faut répondre à cette question : que peut-on écrire avant d’enregistrer son podcast ? La question amène tes réponses hétéroclites. Quelques exemples… On peut rédiger un conducteur (c’est-à-dire le plan minute par minute de son podcast), on peut écrire le synopsis de son podcast. L’étape suivante, on peut même rédiger le scénario. On peut écrire le lancement, les articulations entre les différentes parties. Des dialogues aussi. On peut écrire les questions que l’on posera. On peut même écrire tout ce que l’on dira dans son podcast. Que peut-on écrire d’autre ? On peut rédiger le titre de l’épisode. On peut écrire le teasing de cet épisode… Vous le constatez, on peut écrire une multitude de textes.

Si vous êtes de ceux qui pensent être convaincus que produire un podcast c’est simplement et seulement lancer l’enregistrement et se laisser aller en papillonnant pendant 5, 10, 15, 20 minutes ou davantage encore, cela va vous être très compliqué de consacrer du temps à l’écriture. Oui, l’écriture, c’est d’abord du temps. Parfois, beaucoup de temps. C’est la base. Les fondations du podcast et ça évite d’être en roue libre. C’est un peu comme la carte géographique du marin. Pas de carte, et c’est l’inconnu.

Alors, il y a autant de façons d’écrire qu’il existe de styles de podcast. Tout dépend ce que vous avez choisi d’enregistrer. Prenons l’exemple de l’interview. Oui, il faut d’abord fouiller le sujet, prendre des notes et s’en inspirer. Oui, il faut réfléchir à des questions et les rédiger. Oui, il faut rédiger le lancement, ses relances, sa conclusion. La rédaction est partout.
Néanmoins, les podcasts ont tous un point commun auxquels ils ne peuvent échapper : le conducteur. On y trouve une multitude d’informations en fonction de l’avancement de l’enregistrement : le défilement du temps, le nom des invités, la durée des différentes parties, les extraits qui y sont intégrés. C’est un vrai travail. Un vrai plan de combat.

Plus le podcast est élaboré, plus il exigera un travail d’écriture. Mais n’allez pas pour autant penser que des podcasts de 60 secondes n’exigent aucun travail rédaction. Le podcast Culture Générale du réseau Choses à Savoir en est l’exemple parfait. C’est très court (souvent moins de deux minutes) mais cela demande un travail de recherche colossal et un travail rédactionnel tout aussi colossal qui sont la base du succès de son podcast.

Enfin, je rappelle que la mise en ligne d’un podcast ne peut pas seulement se résumer au titre et aux trois lignes de présentation. Rien ne vous empêche d’y joindre le synopsis, l’histoire complète ou même le conducteur que vous pourrez réécrire pour le rendre plus digeste. Si vous aimez ça, rien ne doit vous empêcher à écrire un article dédié qui va plus loin que le contenu du podcast, qui apporte une valeur ajoutée à la production sonore. Un texte accolé à un podcast, c’est bon pour l’auditeur (celui qui est curieux et qui veut se donner la peine d’aller plus loin pour chercher une plus-value). C’est bon aussi pour améliorer votre visibilité sur les moteurs de recherche, renforcer votre présence sur les réseaux sociaux ; c’est bon pour votre image aussi.

Est-ce que l’écriture de l’architecture de son podcast ou l’écriture consacrée à donner naissance à tout autre texte finiront obligatoirement aux oubliettes ? Non, justement. C’est là où il faut être imaginatif et essorer son travail comme on pourrait essorer une éponge afin d’en extraire tout le contenu, jusqu’à la dernière goutte. Ne rien perdre. Tout exploiter. Un exemple concret : ce que je suis en train de vous raconter, vous allez pouvoir, dans quelques secondes, le retrouver sous la forme d’un article mis en ligne, dans la foulée. Je vous démontre ici que rien ne se perd et que tout se transforme. Il faut comprendre cette philosophie. Dans ma démarche rédactionnelle, il n’y a pas de petits profits. Si vous deviez retenir une chose issue de ce billet acidulé, c’est bien celle-ci…

Des conseils pour faciliter votre travail rédactionnel

#1 Ayez toujours un support rapidement accessible pour y noter une idée de sujet, le nom d’un potentiel invité, une possible question à poser… Une idée ne se présente pas toujours deux fois. Autant ne pas l’oublier.

#2 Ecrivez avec régularité. Choisissez un jour de la semaine ou un moment de la journée qui seront exclusivement consacrés à un travail d’écriture. Fixez-vous des objectifs en termes de quantités de textes à produire.

#3 Ceux qui lisent beaucoup sont ceux qui écrivent vite. Lisez tout. Pas forcément ce qui vous intéresse. Posez-vous des questions sur le style, les mots, les tournures… employés.

#4 Ne négligez pas votre confort d’écriture. Une bonne assise, un plan de travail qui vous ressemble, un traitement de texte que vous aimez utiliser… sont autant d’éléments qui impactent sur la qualité du rédactionnel.

#5 Comme pour toute aventure humaine, il faut de l’auto-discipline. Ni trop, ni trop peu. Autrement dit, il faut trouver un bon équilibre. Se fixer des objectifs atteignables pour éviter la frustration et générer de la satisfaction du travail accompli.


Rédigé par Brulhatour le Mercredi 29 Septembre 2021 à 13:22 | Commentaires (0)

Une nouvelle fois, je vais m'appuyer sur cette phrase de Michel Déon : "La lecture n'est pas un acte facile. Elle exige un engagement, de la solitude, de l'attention, de la curiosité, une disposition d'esprit". Pour le podcast, c'est la même chose...


Comment bien se préparer à lancer son podcast ?

Primo, j’aurais tendance à croire qu’avoir des projets, est une bonne chose. C’est une façon de se motiver et de sortir de la routine. Il y a deux moments dans l’année où l’on peut élaborer des projets et surtout les enclencher : en septembre pour la nouvelle saison et en janvier pour la nouvelle année. Ce sont les deux moments de l’année qui sont les plus emblématiques pour prendre ce que l’on appelle des bonnes résolutions. Et, parmi, ces bonnes résolutions, il y a celle qui consiste à lancer son et ses podcasts.

Secondo, je vous dirais que se décider à lancer un podcast, ce n’est pas une résolution insurmontable. Il y a des paris bien plus difficiles à tenir. D’abord, vous avez le choix entre deux possibilités. La première, c’est la série classique : un podcast quotidien, hebdomadaire, bimensuel, mensuel, bimestriel, trimestriel, semestriel… À vous d’en définir le rythme, et même si celui-ci est à ranger dans la catégorie des "irrégulomadaires". C’est, il me semble, et très largement, une parution régulière qui est la plus envisagée par les podcasteurs.
La seconde, c’est le podcast dont le sujet, la forme, le ton et la régularité changent à chaque fois. Là, c’est beaucoup plus rare. En septembre, vous pouvez produire un podcast sur la bande dessinée. Ce sera le seul. Et puis, le mois suivant, vous pouvez enchainer avec une interview sur un sujet aux antipodes de la BD. Dans ce second cas, c’est vous qui incarnez totalement le podcast. Et puis, tant mieux, parce que le podcast, c'est la liberté.
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Tertio, comme tout lancement, il est nécessaire de connaître un peu le marché. C’est même le minimum syndical. Pour lancer un podcast, il y a modus operandi à respecter. On ne va pas le répéter ici mais il faut penser à sa chronicité, à son appellation, aux visuels qui l’accompagnent, aux plateformes qui l’hébergeront, parfois à un site dédié… Ce n’est pas très compliqué. Mais, cela demande du temps. Le volume de temps consacré à cette aventure est très important. Croyez-en mon expérience, le monde du podcast est un monde qui privilégie davantage les coureurs de fond que les sprinters…
Pour le reste, si vous voulez vous démarquer sur ce marché, ne faites pas comme à la radio. Les podcasts natifs qui fonctionnent sont ceux qui justement se démarquent des productions radiophoniques. L’auditeur de podcasts est très exigeant. Beaucoup plus que ne l’est un auditeur d’une radio. Si celui-ci fait le choix de vous écouter, c’est généralement pour ne pas entendre ce qu’il entend déjà à la radio.

Quatro, très sincèrement, il faut savoir de quoi on parle. Si par exemple, vous parlez de bande dessinée c’est que vous connaissez bien ce marché. Vous en êtes probablement même un acteur ben positionné ce qui vous confère une sorte de légitimité, ou mieux, une vraie crédibilité qui porte votre message auprès d’une communauté.

Ne vous souciez pas de la problématique technique. Elle ne doit surtout pas être un frein. Tout se qu’on vous demande, c’est que l’auditeur bénéficie d’un confort d’écoute. Autrement dit que le son soit de bonne qualité. Tout le reste vient après. Ce qui est important c’est plus le contenu que le contenant. Si vous êtes intéressant, vous serez écouté. Pour être écouté, pour être regardé ou pour être lu, il y a une règle immuable que l’on a trop tendance à oublier : ne jamais être ennuyeux. Si vous l’êtes, vous ne serez pas engagé et donc pas engageant.
On le dit souvent ici : faites peu mais faites-le bien. Les auditeurs y sont toujours sensibles.

Pour terminer, l’aventure dans le monde du podcast est  toujours un parcours au long cours. L’important n’est pas forcément d’être motivé en septembre mais de le rester en octobre, en novembre, en décembre et jusqu’à la fin de la saison. Le fait de tenir dans la durée, c’est aussi, sans le savoir, un gage de crédibilité  que vous envoyez à des auditeurs potentiels.


Rédigé par Brulhatour le Mercredi 22 Septembre 2021 à 20:15 | Commentaires (0)

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