La Lettre Pro de la Radio & des Médias



État des lieux de la radio associative en Pays de la Loire

Mardi 5 Décembre 2017



Avec 83.8% d’audience cumulée sur la saison 2016-2017, la région des Pays de la Loire figure dans le trio des régions les plus radiophiles. Les radios associatives rassembleraient en audience cumulée plus de 66 000 auditeurs de 13 ans et plus sur l’ensemble de la région. La FRAP vient de livrer une nouvelle étude sur la radio associative en Pays de la Loire.



Dans l’ensemble, les chiffres de la FRAP se stabilisent depuis trois ans avec une moyenne de 67 bénévoles par radios, plus de 4 salariés et 2 volontaires en service civique pour les radios qui tentent l’expérience. Une radio associative est avant tout le rassemblement de
bénévoles autour d’un projet médiatique commun. 1 397 bénévoles font vivre les 21 radios de la FRAP. Majoritairement dans la vie active, ils viennent à la radio pour "parler de leurs passions", "participer aux événements de la radio" ou "participer à la programmation musicale". Les bénévoles sont rassemblés autour de valeurs communes et encadrés par des professionnels. Les radios de la FRAP emploient 87 salariés, 78 équivalents temps plein.



Les radios de la FRAP emploient 103 salariés

On compte en 2016, sur l’ensemble des radios de la fédération, 1397 bénévoles pour une moyenne de 67 bénévoles par radio. Il s’agit d’un indicateur important qui se stabilise depuis 4 ans. La moyenne d’âge des bénévoles de la fédération est de 38 ans. 10 radios de la
fédération sont dans la moyenne (entre 30 et 45 ans). Une radio affiche une moyenne d’âge inférieure à 18 ans.
Les radios de la FRAP emploient 103 salariés dont 16 sont des salariés détachés. Sur les 87 employés qui ne sont pas des salariés détachés, on retrouve 64 salariés à temps plein et 23 à temps partiel. Il y a en moyenne 4 salariés par radio avec une amplitude de 9 salariés dans les plus grosses structures et 1 dans les plus petites.

l’éducation aux médias hors antenne

Les missions des radios associatives sur le territoire sont de plus en plus diversifiées. Elles assurent, bien sûr, au quotidien, l’information de proximité - en moyenne, les radios de la FRAP réalisent plus de 8h d’émissions d’information par jour - mais leur rôle de dynamisation de la vie locale, dépasse "l’antenne" ; les radios sortent de leurs studios pour accompagner les acteurs de la vie locale que sont les associations, les institutions et les établissements éducatifs. En 2016, l’éducation aux médias est devenue la première activité hors antenne commune des radios  de la FRAP. Ainsi, 14 radios ont réalisé plus de 550 ateliers dans des écoles, des lycées, des hôpitaux, des centres de loisirs…

14 heures d’émissions en moyenne par jour

En 24h, les radios alternent trois types de programmes : des émissions d’information, des émissions musicales et la playlist musicale. On distingue les émissions musicales de la playlist du fait qu’un animateur présente et choisit les sons pendant une période définie et régulière de la programmation. Cette catégorie regroupe aussi bon nombre d’émissions spécialisées de lives et d’interviews. Les radios de la FRAP diffusent en moyenne 14 heures d’émissions par jour (60% de leur grille). Les émissions d’information représentent 36% de la grille moyenne de la FRAP et les émissions musicales 24%. Cette répartition évolue énormément au sein de la FRAP. On distingue par exemple les radios du réseau RCF diffusant beaucoup d’émissions produites nationalement (les émissions d’information représentent 90% de leur programmation), des radios musicales où la playlist représente 80% de l’antenne.

En moyenne, une radio produit une cinquantaine d’émissions par semaine, ce qui correspond à plus de 1000 émissions produites sur l’ensemble du réseau.
En moyenne, une radio produit une cinquantaine d’émissions par semaine, ce qui correspond à plus de 1000 émissions produites sur l’ensemble du réseau.

45 700 € en moyenne par radio pour le FSER

Les produits cumulés des 20 radios de la FRAP ayant répondu à cette enquête s’élèvent à 3 071 419 € en 2016 (3 310 625 € en 2015 pour 21 radios). Les radios associatives vivent essentiellement de subventions publiques (61,9% du produit total des radios), pour une moyenne de 90 480 € par radio. Les ressources liées à la diffusion de publicités et de messages d’intérêt général représentent 8,2% des produits des radios pour une valeur stable par rapport à l’an dernier. Les ateliers radios progressent logiquement à 4% des produits des radios pour une valeur de 114 396 € (4000 € en un an et +0,7%).
Le Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) du ministère de la Culture reste la première source de financement des radios associatives de la FRAP pour une moyenne de 45 700 € par radio soit 28% du produit total moyen des radios de la fédération. Les communes et communautés de communes sont la deuxième source de financement public des radios associatives avec de grandes disparités entre les structures.

L'étude complète est disponible ICI


Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur

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