La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio
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​Avis de recherche

Sauriez-vous où sont passés les 984 000 auditeurs qui manquent à l’appel lors de la 3e EAR National de cette saison ? Incontestablement, la radio s’accroche à cette pente baissière comme une moule à son rocher. Cela n’augure rien de bon pour les audiences locales qui paraîtront à la fin du mois de juillet. Pour autant, entre janvier et mars 2024, sur une journée moyenne, la radio a tout de même rassemblé 38,7 millions d’auditeurs, pendant 2h45 par jour et par auditeur.
 
Avec un point d’audience à 560 780 personnes, point qui augmente mécaniquement avec la hausse de la démographie, le temps où l’on voyait des catégories B, comme Alouette, atteindre le point symbolique est terminé. Désormais, la radio perd davantage d’auditeurs qu’elle n’en voit arriver de nouveaux. En proportion, on a moins d’auditeurs qu'avant avec, pourtant, une démographie en hausse. C’est ce que l’on pourrait appeler un "solde négatif".
Néanmoins, rendons à César ce qui appartient à César : France Inter d’abord. La station dépasse, pour la deuxième fois de son histoire, la barre des 7 millions d’auditeurs. La radio signe un nouveau record jamais vu en plus de 20 ans pour le média. Ensuite, il faut saluer les 587 radios associatives françaises qui enregistrent de belles hausses sur les 3 principaux critères en un an : 2 points d'AC, 1,7 de PDA et 1h39 de DEA…
 
Après Rennes le 11 avril, et avant Bruxelles le 20 juin, nous sommes à Strasbourg ce 16 mai pour la 2e étape du RadioTour 2024. C’est un vrai plaisir de rencontrer et d’échanger avec celles et ceux qui fabriquent la radio régionale aux quatre coins de France. C’est bien plus qu’une impression car ce plaisir est aussi partagé par la grosse centaine de professionnels qui participent à chacune des étapes de ce RadioTour 2024. Celui qui s’installe à Strasbourg permet d’évoquer "Le futur de la proximité" dans le Grand Est, région qui s’étend sur dix départements, de la Marne aux Vosges et de l’Aube au Bas-Rhin.
Une étape du RadioTour, c’est aussi l’occasion de vous proposer un dossier spécial dans La Lettre Pro de la Radio. Dans ce nouveau numéro, nous avons jeté notre dévolu sur France Bleu Alsace, Radio Mélodie ou encore Accent 4. Nous publions aussi une mise à jour complète du paysage radiophonique du Grand Est.
 
Une dernière chose : la 4e édition de la Fête de la radio aura lieu les 6 et 7 juin. Chaque année, c’est une opportunité pour célébrer notre média auprès des auditeurs. On ne doute pas que vous vous saisirez de cet évènement !

Brulhatour


Le CSA devient l’Arcom : ce qui change en 2022



Jeudi 20 Janvier 2022


L’Arcom s’enrichit de plus de responsabilités. Elle est née de la fusion entre audiovisuel et numérique. Quarante ans après la création de la haute autorité, le CSA et Hadopi fusionnent sous la présidence de Roch-Olivier Maistre. Internet est devenu un média de masse pour tous les Français et l’Arcom propose une régulation, en respectant la liberté d’expression.


Auparavant président du CSA, Roch-Olivier Maistre est devenu, le 1er janvier dernier, président de l'Arcom : l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. © Arcom.
Auparavant président du CSA, Roch-Olivier Maistre est devenu, le 1er janvier dernier, président de l'Arcom : l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. © Arcom.

 

L’Arcom supervise la radio, la télé, mais désormais son rôle va plus loin : lutter contre le piratage, obliger les plateformes de streaming à financer les œuvres audiovisuelles, Netflix, YouTube, Twitch et l’audio comme Spotify ou Deezer. Son rôle est de protéger les contenus dématérialisés et favoriser leurs diffusions légales. Protéger également les enfants des images pornographiques. Sa structure est une autorité publique indépendante (API). Les membres de l’Arcom devront veiller à ce que chaque éditeur ait une ligne de conduite. Ils auront toujours la tâche de la régulation des opérateurs radio, mais devront suivre le développement des contenus audio en ligne. L’Arcom a la charge de régulariser les réseaux sociaux et les moteurs de recherche en matière de contenus.

Impulser le DAB+ avec 65 radios disponibles

En 2022, l’Arcom continuera de développer le DAB+. L’autorité va promouvoir le fait de regrouper 13 radios sur une même fréquence, sur un multiplex. L’occasion de donner un souffle nouveau à la radio qui endure la saturation de la FM. En 2022, 50% de la population française sera couverte en DAB. Les auditeurs pourront recevoir près de 65 radios. Que les nostalgiques de la FM se rassurent. L’Arcom n’a, pour le moment, pas envisagé d’arrêter la diffusion analogique, contrairement à la Norvège et la Suisse qui la couperont en 2024. Le Digital Audio Broadcasting est un des axes de travail important de l’Arcom, y compris l'amélioration de la qualité sonore en mobilité. De nombreux nouveaux acteurs y croient : Air Zen, Melody Vintage Radio, Cinémusic Radio, Yellow Radio… Ce sont les auditeurs qui y gagnent en choix.

La surveillance d’Internet

Les Sages de l’Arcom sont dorénavant en charge de surveiller le Web. La loi du 30 juillet 2020 permet au régulateur de faire respecter l’interdiction de l’accès des mineurs aux sites pornographiques. Demander l’âge de l’internaute sur ces sites ne satisfait pas l’Arcom. L’ex-CSA souhaite tout bonnement bloquer ou déréférencer ces sites des moteurs de recherche par décision du tribunal judiciaire. L’institution de surveillance va s’atteler à lutter contre la désinformation et la haine en ligne. Les réseaux sociaux sont en ligne de mire. Si ces derniers ne répondent pas aux demandes de l’Arcom, ils pourront se voir infliger une sanction allant jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires mondial ou même 20 millions d’euros.

Netflix et compagnie sous surveillance

L’autre nouvelle mission de l’Arcom, c’est la surveillance des activités françaises des plateformes de streaming. Comme pour la radio et la télévision, le régulateur garde un œil sur Netflix, Amazon Prime, Disney+ et l’ensemble des offres. Il y a un enjeu financier de taille et une protection des œuvres audiovisuelles. Les plateformes doivent à présent investir 20% de leur chiffre d’affaires en France dans la production, soit près de 300 millions d’euros par an. L’Arcom veut faire respecter cette obligation. Si, dans notre métier, on connaissait le CSA comme régulateur des opérateurs radio, avec notamment la loi anti-concentration, le respect des quotas de musique française et bien sûr la gestion des fréquences, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui devient l’Arcom, ajoute des cordes à son arc pour gérer ce qu’on appelle le média global, la convergence des supports, la radio, la télévision, l’ordinateur et le téléphone mobile. En définitive, réguler l’ensemble de la communication, celle de papa, celle des millenials et de nos jeunes enfants qui méritent protection.

Qui est Roch-Olivier Maistre ?

Président du CSA (Arcom) depuis 2019, Roch-Olivier Maistre est né en 1955 au Maroc. Ce haut fonctionnaire a été conseiller technique au cabinet du ministre de la Culture, il travaillera entre autres aux affaires économiques de la Ville de Paris et deviendra en 1993 directeur de la Comédie-Française. Emmanuel Macron le proposera à la présidence du CSA pour succéder à Olivier Schrameck. Il prendra ses fonctions un 4 février. Rapidement, il se rendra compte d’une situation concurrentielle déstabilisée liée à l’arrivée des plateformes comme Facebook, YouTube et Netflix. Dès le 1er janvier 2022, il prend la présidence de l’Arcom. Son mandat se terminera en 2025.

 

Contact

ARCOM
39-43 quai André Citroën
75015 Paris
Tél. : 01 40 58 38 00
Web : arcom.fr
Loïc COUATARMANACH
Loïc Couatarmanach est un homme des médias, rédacteur à la Lettre Pro de la Radio, animateur et... En savoir plus sur cet auteur



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