La radio reste le principal vecteur de découverte des nouveautés

Rédigé par le Vendredi 16 Février 2018 à 06:42 | modifié le Vendredi 16 Février 2018 à 06:42



Le marché de la musique enregistrée a progressé de + 3.9% en 2017, pour la deuxième année consécutive (+5.4% en 2016) et atteint 723 M€. Résultat des efforts déployés par les producteurs et toute une filière pour s’adapter à la nouvelle donne numérique, cette reprise est encourageante. Et la razdio demeure toujours une porte d'entrée aux nouveautés musicales.


Marché français de la musique enregistrée 2017 : deuxième année consécutive de croissance depuis 15 ans
Marché français de la musique enregistrée 2017 : deuxième année consécutive de croissance depuis 15 ans

Mais si la reprise se dessine, elle est encore fragile. Avec 583M€, le chiffre d’affaires physique et numérique commence tout juste à recréer la valeur perdue et n’atteint que 40% du marché de 2002 (1.43Mds€). Les producteurs de musique sont optimistes, mais considèrent ces indicateurs avec prudence : la dynamique de la production n’est pas encore pérenne, les nouveaux modèles économiques ne sont pas encore matures. En dix ans, le marché français de la musique enregistrée a profondément évolué. Alors qu’en 2007, le marché reposait presque exclusivement sur les ventes de supports physiques (92.8%), il présente aujourd’hui une quasi-parité entre les revenus issus du numérique (48,8%) et ceux du physique (51.2%). Le modèle de l’achat cohabite désormais avec le modèle de l’accès.

La croissance du streaming

Le streaming continue d’afficher une forte croissance : +23%
Le streaming continue d’afficher une forte croissance : +23%

Le streaming, moteur de cette croissance, poursuit sa progression : ses revenus ont augmenté de 23% en 2017 (+37% en 2016) et avec 243M€, représentent 42% des revenus du marché total. C’est l’abonnement qui génère l’essentiel de la valeur créée : il représente, à lui seul, 83% des revenus du streaming et 35% des revenus du marché. Si la progression du nombre d’abonnés se poursuit à un rythme un peu moins soutenu, + 500 000 en 1 an, soit 4.4M d’abonnés, elle est compensée par une part plus importante des abonnés payants, hors bundle avec un opérateur téléphonique.
La croissance du streaming s’explique par l’adhésion populaire autour de cet usage : 42.5Mds de titres ont été écoutés sur les services de streaming audio en 2017, c’est 5 fois plus qu’en 2013. Selon le baromètre SNEP/GFK MusicUsages 2017, 42% des français déclarent écouter leurs artistes sur les plateformes de streaming, et ce n’est pas une pratique réservée aux jeunes : un streamer sur 4 a plus de 50 ans. Pour ceux qui l’ont adopté, c’est même devenu le principal moyen d’écoute de musique.

La progression soutenue des indicateurs du streaming
La progression soutenue des indicateurs du streaming

59% découvrent les nouveautés grâce à la radio

La radio reste le principal vecteur de découverte des nouveautés musicales
La radio reste le principal vecteur de découverte des nouveautés musicales

Enfin, la télévision et la radio demeurent, même à l’ère des réseaux numériques, des partenaires essentiels dans le développement et l’accompagnement de la carrière d’un artiste. Si la diversité des artistes francophones progresse en radio grâce au nouveau cadre juridique, la concentration des titres reste encore préoccupante sur certains réseaux. Quant à la musique à la télévision, elle reste l’un des programmes les moins exposé en prime time tandis que les jeunes talents de la musique n’y trouvent plus leur place.
Le dossier complet est disponible ICI.



Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur

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