Retranscription de la Keynote (réalisée par l'IA)
Bonjour à tous, bonjour à toutes, merci Nicolas pour cette présentation.
Je suis très heureux d'être aujourd'hui parmi vous pour ouvrir ce Paris Radio Show dont le programme, je vais peut-être demander est-ce que je les ai vraiment encore dans les yeux. Je l'ai baissé un tout petit peu, là c'est parfait, c'est parfait. Je disais que le programme de ce Paris Radio Show est assez impressionnant et donc je suis très heureux et je remercie bien sûr Philippe Chapot de me donner l'opportunité, de donner l'opportunité à l'ARCOM de dresser un rapide état des lieux, je vous rassure, de notre vision de la situation du secteur et surtout des grands enjeux qui nous attendent à l'échelle nationale et européenne. Nicolas l'a dit tout à l'heure, ces deux journées de travail et d'échanges sont placées sous le signe de la mobilisation collective et de l'action. Et vraiment, je crois ne pas exagérer en vous disant que nous avons grandement besoin de cette mobilisation collective et de cette action, tant les défis qui attendent le secteur de la radio et l'ensemble des médias responsables sont considérables. Ils appellent effectivement une action déterminée et j'y reviendrai, une action collective inédite. Vous le savez, la bataille pour l'attention du public est acharnée face à des services numériques extrêmement puissants qui ne jouent pas avec les mêmes armes technologiques, financières qui ne sont pas soumis aux mêmes règles, j'y reviendrai. Or, ce qui est en jeu n'est rien de moins que l'avenir de plus de 1 200 radios sur l'ensemble du territoire, qu'il s'agisse de la métropole ou de l'outre-mer, l'avenir des femmes et des hommes qui font vivre ce média, journalistes, animatrices, animateurs, techniciennes, techniciens, commerciaux. L'avenir d'un modèle culturel unique qui garantit à chacun de nos concitoyens, pour peu qu'il soit équipé d'un poste de radio ou d'une autoradio, l'accès gratuit et universel à une information fiable, à une offre culturelle et musicale diverse, à des services de proximité au plus près de la réalité des territoires. C'est aussi enfin l'avenir d'un mode souverain de communication au public qui permet de transmettre à la population des messages indispensables à la sécurité en situation de crise. Les Français ne s'y trompent pas. Vous le savez, selon la dernière étude Médiamétrie, ils sont 38 millions chaque jour à écouter vos radios, 2 heures 50 en moyenne. Et selon notre étude réalisée avec l'IFOP en juin dernier à l'occasion des assises de la radio, 62 % des auditeurs considèrent que le média joue un rôle extrêmement important dans la vie de leur territoire. Soixante-cinq pour cent qu'ils participent activement à l'animation du débat démocratique et 88 % qui l'auraient utile très concrètement au quotidien.
Je suis très heureux d'être aujourd'hui parmi vous pour ouvrir ce Paris Radio Show dont le programme, je vais peut-être demander est-ce que je les ai vraiment encore dans les yeux. Je l'ai baissé un tout petit peu, là c'est parfait, c'est parfait. Je disais que le programme de ce Paris Radio Show est assez impressionnant et donc je suis très heureux et je remercie bien sûr Philippe Chapot de me donner l'opportunité, de donner l'opportunité à l'ARCOM de dresser un rapide état des lieux, je vous rassure, de notre vision de la situation du secteur et surtout des grands enjeux qui nous attendent à l'échelle nationale et européenne. Nicolas l'a dit tout à l'heure, ces deux journées de travail et d'échanges sont placées sous le signe de la mobilisation collective et de l'action. Et vraiment, je crois ne pas exagérer en vous disant que nous avons grandement besoin de cette mobilisation collective et de cette action, tant les défis qui attendent le secteur de la radio et l'ensemble des médias responsables sont considérables. Ils appellent effectivement une action déterminée et j'y reviendrai, une action collective inédite. Vous le savez, la bataille pour l'attention du public est acharnée face à des services numériques extrêmement puissants qui ne jouent pas avec les mêmes armes technologiques, financières qui ne sont pas soumis aux mêmes règles, j'y reviendrai. Or, ce qui est en jeu n'est rien de moins que l'avenir de plus de 1 200 radios sur l'ensemble du territoire, qu'il s'agisse de la métropole ou de l'outre-mer, l'avenir des femmes et des hommes qui font vivre ce média, journalistes, animatrices, animateurs, techniciennes, techniciens, commerciaux. L'avenir d'un modèle culturel unique qui garantit à chacun de nos concitoyens, pour peu qu'il soit équipé d'un poste de radio ou d'une autoradio, l'accès gratuit et universel à une information fiable, à une offre culturelle et musicale diverse, à des services de proximité au plus près de la réalité des territoires. C'est aussi enfin l'avenir d'un mode souverain de communication au public qui permet de transmettre à la population des messages indispensables à la sécurité en situation de crise. Les Français ne s'y trompent pas. Vous le savez, selon la dernière étude Médiamétrie, ils sont 38 millions chaque jour à écouter vos radios, 2 heures 50 en moyenne. Et selon notre étude réalisée avec l'IFOP en juin dernier à l'occasion des assises de la radio, 62 % des auditeurs considèrent que le média joue un rôle extrêmement important dans la vie de leur territoire. Soixante-cinq pour cent qu'ils participent activement à l'animation du débat démocratique et 88 % qui l'auraient utile très concrètement au quotidien.
La radio est donc un trésor national qui nous appartient de défendre en le faisant évoluer pour entretenir ce lien unique avec le public, avec tous les publics. C'est tout l'enjeu de la transition numérique du média, de son adaptation aux nouveaux usages, notamment via le déploiement du DAB+. D'abord parce que cette technologie représente une plus-value incontestable pour les auditeurs en matière de continuité d'écoute et de qualité sonore. Ensuite, parce que son déploiement offre une possibilité inédite dans un contexte de saturation de la bande FM, celle de dessiner un paysage radiophonique plus cohérent et attractif pour l'ensemble de nos concitoyens, tout en conservant le cadre protecteur et souverain des ressources hertziennes relevant du domaine public. Dans ce domaine, nous avons beaucoup avancé depuis 18 mois et la publication du Livre Blanc de la Radio. Ce Livre Blanc de la Radio, vous le savez, c'est la feuille de route de l'ARCOM pour le déploiement du DAB+ et plus généralement pour le soutien au secteur de la radio. C'est mon prédécesseur Hervé Godechot que je salue, qui est dans la salle, qui a élaboré au sein de l'ARCOM ce livre blanc. Nous avons beaucoup avancé et en 2025, l'offre s'est considérablement étoffée pour atteindre une couverture proche de 66 % de la population pour une réception à l'intérieur des bâtiments. Sont désormais couvertes près de 18,000 communes recevant en moyenne une quarantaine de radios et près de 80 % des autoroutes, soit 9,500 kilomètres d'autoroutes. Au cours de l'année 2026, l'offre de radio en numérique va continuer à s'étoffer avec pour objectif d'atteindre un taux de couverture de la population en mobilité via les multiplex métropolitains de l'ordre de 80 % d'ici à la fin de l'année. Nous avons par ailleurs engagé à la demande des éditeurs un travail considérable de replanification des pousses locales du DAB+ pour que le réseau soit le plus adapté possible aux besoins des auditeurs. Au total, 21 zones ont été passées au peigne fin dans le cadre d'une consultation publique inédite en prévision du prochain appel aux candidatures DAB+. Plus largement, nous lancerons une concertation prochainement pour établir la feuille de route pluriannuelle de l'Arcom pour le DAB+. Elle aura notamment pour objet de nous assurer que les objectifs et le rythme de déploiement du DAB+ sont adaptés pour tous les acteurs, quel que soit leur modèle éditorial et leur modèle économique. Ces travaux importants sur la couverture sont accompagnés d'une action déterminée des professionnels et réunie au sein de l'association Ensemble pour le DAB+. Je salue les représentants de l'association et je souligne à quel point ils ont réussi à fédérer le secteur de la radio et de travailler avec les autorités publiques, notamment le ministère de la Culture pour faire progresser la notoriété de la technologie et encourager toutes les parties prenantes à promouvoir les équipements nécessaires à sa réception. Ces avancées collectives extrêmement encourageantes demeurent néanmoins fragiles. D'abord parce qu'elles s'inscrivent dans un contexte économique très contraint pour les éditeurs qui font face à la fois à une tension sur le marché publicitaire et à une augmentation de leur coût de diffusion. Dans ces conditions, toute fragilisation du financement public de Radio France et des radios associatives risque d'entraver la transformation du secteur et bien évidemment de fragiliser l'action de ces radios associatives et du service public. De même, la réforme du cadre applicable aux mentions légales pour les radios commerciales ne peut plus être retardée. Nous avons engagé de nombreux efforts ces derniers mois pour infléchir, pour faire évoluer la position du gouvernement. Des arbitrages interministériels ont été rendus dans le cadre de la préparation du projet de loi donnant suite aux États généraux de l'information et nous avons bon espoir que ces arbitrages soient traduits dans les faits et deviennent des réalités concrètes. Au-delà du cadre national qui doit donc être sécurisé et modernisé, et c'est vraiment le point sur lequel je souhaitais insister dans cette intervention. Il nous semble qu'une évolution majeure des règles de l'Union européenne applicables à la radio est absolument nécessaire. Vous le savez depuis plusieurs années, le code de communication électronique européen impose aux constructeurs automobiles d'équiper d'un tuner DAB+ les véhicules disposant d'un tuner FM. Cette obligation qui est en réalité assez indirecte, c'est-à-dire que si l'automobile n'est pas équipée d'un tuner FM, eh bien il n'y a pas d'obligation à l'équiper d'un tuner DAB. Donc, cette obligation nous pose aujourd'hui souci puisque certains constructeurs, et non des moindres, envisagent de supprimer purement et simplement les tuners radio dans certains de leurs modèles. Ne nous y trompons pas, plus de radio dans les voitures alors que l'écoute en mobilité pèse pour 30 % de l'écoute globale, c'est en réalité courir le risque de la disparition pure et simple de notre média. La révision du Digital Network Act, qui prendra la suite de ce code de communication électronique, doit être l'occasion de modifier la réglementation européenne pour imposer aux constructeurs automobiles non seulement d'intégrer un tuner permettant d'accéder à la radio, mais d'assurer un accès, réel à la radio. C'est-à-dire de créer les conditions dans les tableaux de bord des voitures pour que les automobilistes puissent très facilement, de manière très fluide, identifier et actionner la radio. Ça peut prendre diverses formes, mais notamment celle d'un bouton radio. Il s'agit d'un accès à l'information, il s'agit d'un enjeu pardon d'accès à l'information, d'accès à la diversité culturelle, mais aussi de sécurité civile pour les concitoyens et pour nos partenaires européens. À ce stade, le projet de la commission prévoit un statu quo qui n'est pas satisfaisant. Et il faudra donc une mobilisation importante pour que les États membres et le Parlement européen puissent infléchir cette position. De même, la croissance de l'écoute radio en IP via internet pose une question nouvelle qui est la question de la protection de la distribution numérique du média radio sur le modèle des services d'intérêt général de la télévision. À titre d'exemple et certaines et certains d'entre vous le savent, le Royaume-Uni et j'ai le regret de le dire en quittant l'Union européenne, a su se doter d'un média acte obligeant les enceintes connectées à reprendre le signal des radios autorisées par l'OFCOM, l'équivalent britannique de l'ARCOM, leur interdisant de porter atteinte à l'intégrité de ce signal et leur interdisant d'exiger une rémunération en contrepartie de sa diffusion. Un système équivalent doit pouvoir être envisagé au sein de l'Union européenne.
C'est la raison pour laquelle, dans sa réponse à l'appel à contribution de la Commission européenne concernant la directive services de médias audiovisuels, l'Arcom a recommandé d'inclure les services de médias audio, linéaires et non linéaires, dans le champ d'application de cette directive. Pour certaines de ces dispositions très importantes, notamment la visibilité appropriée des services d'intérêt général, la protection du public et des mineurs, les règles quantitatives et qualitatives en matière de publicité, les obligations applicables aux influenceurs et aux podcasteurs et enfin le respect de l'intégralité du signal. Je vous invite à prendre connaissance de cette contribution parce que cet enjeu est majeur pour notre secteur. Nous avons également recommandé d'inclure les services de streaming audio considérés comme des interfaces utilisateurs dans le champ de la directive et de les soumettre aux obligations de mise en avant appropriées des services d'intérêt général. Là aussi, en matière de découverte et de mise en avant de nos services de radio, c'est un enjeu majeur. Enfin, pour réduire les asymétries concurrentielles que j'évoquais au début de mon intervention s'agissant des plateformes numériques, dans cette même réponse et dans cette même contribution à l'attention de la Commission européenne, recommande d'aligner les règles régissant la diffusion des messages publicitaires qui aujourd'hui existent pour les plateformes, qu'il s'agisse de plateformes de partage de vidéos ou de services de médias audio à la demande, d'aligner ces règles sur celles qui sont appliquées aux radios et aux télévisions. Là aussi, cette évolution nous paraît à la fois un gage d'équité et d'avenir pour nos médias régulés. Ces évolutions majeures ne sauraient être envisageables sans une mobilisation déterminée et massive du secteur dans toute sa diversité. C'est la raison pour laquelle, comme nous y invite Philippe et Nicolas et l'ensemble des organisateurs du Paris Radio Show, je ne peux que vous encourager à l'audio action et vous assurer du soutien de l'Arcom dans ses combats. Nous avons besoin d'événements comme le Paris Radio Show et nous avons besoin que les professionnels se saisissent de ces plateformes pour défendre leurs intérêts et pour faire valoir leur point de vue. Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite un excellent Paris Radio Show.
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[Keynote] J1-11h45 - Nick Dunkerley - The Audio Revolution: AI, Empathy, and the Future of Radio with Nick Dunkerley (English)