Premier enseignement de cette analyse : la baisse d’audience n’est pas une fatalité. Si la France a perdu environ 11 % d’audience sur la dernière décennie, d’autres marchés montrent une trajectoire inverse. Au Royaume-Uni, l’écoute a progressé d’environ 5 % sur la même période, tandis que l’Italie affiche également une légère croissance. Pour Albino Pedroia, cette différence s’explique en partie par l’environnement réglementaire. Dans les pays où l’audience progresse, les règles encadrant la radio ont été assouplies afin de favoriser l’innovation. Il ne s’agit pas de supprimer la régulation, mais de l’adapter à la réalité du marché. La simplification des règles permet notamment de tester plus facilement de nouveaux formats ou de faire évoluer l’offre éditoriale. Autre point marquant de l’étude : le rôle du DAB+. Dans les pays où ce standard est pleinement intégré, il devient un véritable laboratoire pour de nouvelles radios. Le Royaume-Uni en est l’exemple le plus frappant. Sur les multiplex nationaux, quarante-sept stations existent uniquement en DAB et ne sont pas diffusées en FM. Depuis le début des années 2000, la BBC a même lancé quatorze nouvelles radios nationales sur ce réseau numérique. En Italie, l’arrivée du DAB+ en 2014 a également favorisé la création d’une vingtaine de nouvelles stations. À l’inverse, la France ne compte aujourd’hui que trois radios diffusées uniquement en DAB. Pour Albino Pedroia, la conclusion est claire : le DAB ne doit pas seulement servir à reproduire l’offre existante, mais devenir un espace d’expérimentation éditoriale.








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