Quelle année

Alors que 2018 arrive à son crépuscule, cette année qui s’en va, restera dans les mémoires de chacune et de chacun d’entre nous. Une année comme on n’en avait pas connu depuis très longtemps. Des podcasts et des webradios qui fleurissent par milliers, un DAB+ qui s’installe durablement, une digitalisation qui apparaît comme un levier supplémentaire pour générer des revenus… Mais 2018 demeurera aussi une annus horibilis pour Europe 1 ou pour les radios associatives en mal d’emplois aidés et en manque de visibilité. Plus encore, la radio a perdu des auditeurs. Dans la déjà longue vie de notre média, les tendances baissières s’inscrivent toujours dans le temps long. Il faut demeurer attentif.

L’arrivée de 2019 marquera le début de la seconde partie de la saison. Elle sera longue : 6 mois. Tout est encore envisageable. La place de première radio de France se jouera très certainement au cours de ces six prochains mois… À ce rythme, 2019 sera, peut-être, l’année durant laquelle, on envisagera une éventuelle date d’extinction de la FM en France. Et dans les coulisses de la radio, le CSA aura à sa tête un nouveau président ou, une nouvelle présidente.

Enfin, ce début d’année marquera aussi l’organisation de la 16e édition du Salon de la Radio et de l’Audio Digital. D’une année sur l’autre, l’événement s’impose et en impose. Il aura lieu du 24 au 26 janvier 2019 à la Grande Halle de la Villette. Toute la famille de la radio, endimanchée pour l’occasion, y sera attablée. On s’y croisera forcément…

Brulhatour
 


Un mal bien français


Mercredi 31 Octobre 2018



La saison est lancée. Cette fois-ci, elle est d’ailleurs réellement lancée après quelques adaptations, toujours, nécessaires des premières journées. Des adaptations qui sont pourtant considérées par certains comme étant de véritables séismes. Qu’ils se rassurent, les Cassandre de tous poils auront d’autant plus de pain sur la planche le 15 novembre prochain avec la parution de la première 126 000 Radio de la saison. On aiguise déjà les langues et les claviers. À ce propos, les radios de Lagardère Active doivent s’y préparer, car s’il existe un mal bien français, c’est celui de dézinguer le travail des autres. Tout le monde sait dans le landerneau de la radio que, si Europe 1 traverse une mauvaise passe depuis plusieurs mois, ce n’est pas grâce, ou à cause, de ce sondage de rentrée qu’elle va se refaire la cerise. La veille, Guimier et consorts auront donc tout intérêt à aller brûler un cierge et à faire quelques incantations pour mieux absorber, le lendemain, les réflexions des fins connaisseurs. La dézinguerie ambiante, qui va souvent de pair avec la crétinerie, ne s’arrête pas là. Combien d’efforts, d’abnégation, de patience et autres vertus cardinales, il aura fallu aux Sages du CSA pour parvenir à imposer le début d’un déploiement du DAB+ en France alors que presque l’ensemble de nos voisins européens nous a depuis longtemps atomisés dans ce domaine. Là aussi, les Cassandre ont usé, depuis plusieurs années, de tous les stratagèmes les plus fumeux pour tenter de noyer le poisson et défendre leur pré carré. Alors, on ne va pas citer de noms, parce que ce n’est pas le genre de la maison, mais franchement… Ceux qui ont défendu la libéralisation des ondes en 1981 et qui, depuis des années, ont usé de tous les moyens perfides pour retarder, voire empêcher, le déploiement du DAB+, on sait ce que l’on va leur offrir à Noël : un beau miroir !

Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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