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Le plus dur reste à venir

Juin. La saison est terminée. Elle l'est depuis plusieurs semaines. Mais il y a déjà un petit goût de grandes vacances… Une envie de vite tirer un trait sur ces deux derniers mois et de repartir sur de bonnes bases. Cette volonté est louable, mais elle sera difficilement réalisable parce que la situation héritée de la crise sanitaire est devenue intenable pour la majorité des radios, de la plus petite à la plus grande.

Regardons la situation : tous les événements professionnels sautent les uns après les autres. Même le solide IBC n'aura pas tenu le choc. On se dirige vers une année blanche, pour ne pas dire une année noire, qui va entraîner avec elle son lot de misère. Alors, à quoi faut-il s'attendre ? Des faillites ? Des licenciements ? Des annulations ? Des reports ? L'humain, derrière la machine – pensons aux pigistes ou encore aux CDD et autres CDDU –, paiera le prix fort de cette crise sanitaire.

Ce n'est pas faute d'avoir alerté à plusieurs reprises les pouvoirs publics sur la bombe à retardement qu'est toujours le Covid-19 pour le secteur radiophonique, plus largement, pour celui de l'événementiel. En Suisse, au Royaume-Uni ou encore au Canada, ces pouvoirs publics ont pris la mesure de la gravité des situations économiques et ont abondé en direction des stations.
 
Situation paradoxale… Durant ces deux derniers mois, les Français ont encore une fois témoigné de leur attachement pour la radio. Certes, ils disposaient du temps nécessaire mais la radio, dans son ensemble, a fait preuve d'une réactivité comme elle a toujours su le faire dans les moments difficiles. Plus encore, la radio a relayé l'ensemble des messages de prévention. Logiquement, le chiffre d'affaires a fortement dévissé et il faudra compenser. Payer la note. Le plus dur reste à venir…
 

Brulhatour
 


Quelle année


Jeudi 20 Décembre 2018



Alors que 2018 arrive à son crépuscule, cette année qui s’en va, restera dans les mémoires de chacune et de chacun d’entre nous. Une année comme on n’en avait pas connu depuis très longtemps. Des podcasts et des webradios qui fleurissent par milliers, un DAB+ qui s’installe durablement, une digitalisation qui apparaît comme un levier supplémentaire pour générer des revenus… Mais 2018 demeurera aussi une annus horibilis pour Europe 1 ou pour les radios associatives en mal d’emplois aidés et en manque de visibilité. Plus encore, la radio a perdu des auditeurs. Dans la déjà longue vie de notre média, les tendances baissières s’inscrivent toujours dans le temps long. Il faut demeurer attentif.

L’arrivée de 2019 marquera le début de la seconde partie de la saison. Elle sera longue : 6 mois. Tout est encore envisageable. La place de première radio de France se jouera très certainement au cours de ces six prochains mois… À ce rythme, 2019 sera, peut-être, l’année durant laquelle, on envisagera une éventuelle date d’extinction de la FM en France. Et dans les coulisses de la radio, le CSA aura à sa tête un nouveau président ou, une nouvelle présidente.

Enfin, ce début d’année marquera aussi l’organisation de la 16e édition du Salon de la Radio et de l’Audio Digital. D’une année sur l’autre, l’événement s’impose et en impose. Il aura lieu du 24 au 26 janvier 2019 à la Grande Halle de la Villette. Toute la famille de la radio, endimanchée pour l’occasion, y sera attablée. On s’y croisera forcément…
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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