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Le SNRL et la CNRA ont été auditionnés le 15 septembre 2026 par Philippe Ballard, député et rapporteur pour avis des crédits de la mission Médias, livre et industries culturelles. Les deux organisations rappellent que les près de 790 radios associatives emploient environ 3 000 personnes, majoritairement en CDI et non délocalisables. Le budget global du secteur atteint 75 millions d’euros et plus de 80% de cette somme est réinvestie dans l’économie locale.
Selon les organisations, l’investissement public représente 0.51 € par an et par habitant, soit 1% du budget de la culture, tandis que le secteur pèse 0.0077 % du budget de l’État. Le SNRL et la CNRA indiquent également représenter, à eux deux, plus de 50% du poids de la représentativité dans la branche de la radiodiffusion privée.
Selon les organisations, l’investissement public représente 0.51 € par an et par habitant, soit 1% du budget de la culture, tandis que le secteur pèse 0.0077 % du budget de l’État. Le SNRL et la CNRA indiquent également représenter, à eux deux, plus de 50% du poids de la représentativité dans la branche de la radiodiffusion privée.
Une demande de 39 millions d’euros pour le FSER
Depuis 2002, selon le SNRL et la CNRA, l’aide individuelle au fonctionnement versée aux radios n’a pas suivi l’évolution des salaires, de l’énergie, des loyers, de la diffusion, de la maintenance technique et des assurances. Actualisé selon l’inflation, le FSER atteindrait aujourd’hui 43.9 millions d’euros et, avec une indexation sur l’indice du coût de la construction, 54.2 millions d’euros.
Les organisations ne demandent pas ce rattrapage intégral mais une dotation de 39 millions d’euros en 2027. Elles mettent notamment en avant l’évolution du nombre de demandes de subvention d’exploitation : 794 au titre de 2026, contre 781 en 2025. Après les menaces de 2024 et celle d’une baisse de 44.5% l’an dernier, de 35.3 à 19.6 millions d’euros, finalement annulée, elles demandent une visibilité pluriannuelle.
Les organisations ne demandent pas ce rattrapage intégral mais une dotation de 39 millions d’euros en 2027. Elles mettent notamment en avant l’évolution du nombre de demandes de subvention d’exploitation : 794 au titre de 2026, contre 781 en 2025. Après les menaces de 2024 et celle d’une baisse de 44.5% l’an dernier, de 35.3 à 19.6 millions d’euros, finalement annulée, elles demandent une visibilité pluriannuelle.
Publicité locale et aides complémentaires sous surveillance
Le SNRL et la CNRA signalent aussi l’absence de visibilité sur l’aide complémentaire destinée aux radios en zones France ruralité revitalisation et en outre-mer : 2.3 millions d’euros ont concerné 282 radios en 2024, puis 2 millions d’euros pour 286 radios en 2025, tandis qu’aucun montant n’est connu à ce jour pour 2026. Pour des structures comptant un ou deux salariés, les organisations estiment que cette aide peut conditionner le maintien de l’activité. Elles indiquent parallèlement que le marché publicitaire radiophonique local a reculé de plus de 15% au premier semestre et que près de 70% des départements ont réduit leurs financements culturels.
Les recettes publicitaires représentent en moyenne 4% du chiffre d’affaires des radios associatives, pour un plafond réglementaire fixé à 20%. Ces radios assurent aussi des milliers d’heures d’éducation aux médias et à l’information, participent à de nombreux plans communaux de sauvegarde et constituent le premier vecteur de diffusion de plusieurs langues régionales.
Les recettes publicitaires représentent en moyenne 4% du chiffre d’affaires des radios associatives, pour un plafond réglementaire fixé à 20%. Ces radios assurent aussi des milliers d’heures d’éducation aux médias et à l’information, participent à de nombreux plans communaux de sauvegarde et constituent le premier vecteur de diffusion de plusieurs langues régionales.
















