Dans son discours, le ministre a indiqué que "le marché a été siphonné par les acteurs numériques ces dernières années. Et les pertes de la télévision sont lourdes : entre 2000 et 2017, les investissements publicitaires en télévision ont baissé de 15%, passant de 3.9 à 3.3 milliards d’euros". Les représentants de la presse, de la radio et de la publicité extérieure tiennent à rappeler les éléments de référence publiés par l’IREP : "le marché publicitaire de la télévision n’est pas passé de 3.9 à 3.3 milliards d’euros entre 2000 et 2017, mais bien de 3 à 3.3 milliards d’euros, soit une augmentation de 8% des investissements. Au contraire, et en total contraste avec la bonne santé des chaînes de télévisions, les recettes de la presse écrite sont passées sur la même période de 4.2 à 1.7 milliards d’euros, soit un recul sans précédent de -57%. Celles de la radio ont baissé de -3% (de 0.715 à 0.694 milliard d’euros) et celles de la publicité extérieure ont légèrement augmenté de +1% (passant de 1,174 à 1,181 milliard d’euros)". C’est pourquoi, les médias presse, radio et publicité extérieure manifestent à nouveau leur ferme opposition à toute modification de dispositions réglementaires structurantes du marché publicitaire.
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"Un assouplissement de la réglementation actuelle entrainerait irrémédiablement un déséquilibre profond du paysage médiatique actuel. Selon une étude d’impact menée par France Pub, dans une telle hypothèse, la presse, la radio et la publicité extérieure pourraient perdre jusqu’à 576 millions d’euros d’investissements publicitaires par an, soit 44% du total des dépenses des annonceurs des secteurs concernés dans ces médias en 2017. Ces secteurs subiraient des pertes financières conséquentes, accentuant les transferts de valeurs déjà existants au profit de la télévision et de certains acteurs du digital. Toute expérimentation – premier pas à une ouverture totale à moyen ou long terme –, affaiblirait immédiatement la presse, la radio et la publicité extérieure à une période critique où ils investissent massivement pour accompagner la transition numérique des médias".

















