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Le plus dur reste à venir

Juin. La saison est terminée. Elle l'est depuis plusieurs semaines. Mais il y a déjà un petit goût de grandes vacances… Une envie de vite tirer un trait sur ces deux derniers mois et de repartir sur de bonnes bases. Cette volonté est louable, mais elle sera difficilement réalisable parce que la situation héritée de la crise sanitaire est devenue intenable pour la majorité des radios, de la plus petite à la plus grande.

Regardons la situation : tous les événements professionnels sautent les uns après les autres. Même le solide IBC n'aura pas tenu le choc. On se dirige vers une année blanche, pour ne pas dire une année noire, qui va entraîner avec elle son lot de misère. Alors, à quoi faut-il s'attendre ? Des faillites ? Des licenciements ? Des annulations ? Des reports ? L'humain, derrière la machine – pensons aux pigistes ou encore aux CDD et autres CDDU –, paiera le prix fort de cette crise sanitaire.

Ce n'est pas faute d'avoir alerté à plusieurs reprises les pouvoirs publics sur la bombe à retardement qu'est toujours le Covid-19 pour le secteur radiophonique, plus largement, pour celui de l'événementiel. En Suisse, au Royaume-Uni ou encore au Canada, ces pouvoirs publics ont pris la mesure de la gravité des situations économiques et ont abondé en direction des stations.
 
Situation paradoxale… Durant ces deux derniers mois, les Français ont encore une fois témoigné de leur attachement pour la radio. Certes, ils disposaient du temps nécessaire mais la radio, dans son ensemble, a fait preuve d'une réactivité comme elle a toujours su le faire dans les moments difficiles. Plus encore, la radio a relayé l'ensemble des messages de prévention. Logiquement, le chiffre d'affaires a fortement dévissé et il faudra compenser. Payer la note. Le plus dur reste à venir…
 

Brulhatour
 


La radio, c'est la pêche !


Lundi 27 Août 2018



Nouveau cartable, nouvelle trousse, nouveaux crayons… La rentrée des classes, c’est la période des nouveautés. À la radio, c’est le même rituel. Enfin, presque… puisque pour de nombreuses stations, cette rentrée s’effectue sous le signe de la stabilité et de la continuité. Pas question de changer ce qui a fonctionné la saison précédente et donc ce qui devrait logiquement fonctionner durant les dix prochains mois. Car à la radio, rappelons que l’auditeur adore les surprises, mais a une sainte horreur des nouveautés. Alors, habituellement, ces changements de la rentrée sont souvent considérés dans la profession comme de réelles prises de risques. Ils interviennent seulement chez les challengers et les suiveurs et, à doses homéopathiques, chez les leaders.
 
À RMC, on a choisi, par exemple, de modifier seulement les horaires des émissions Les Grandes Gueules et Radio Brunet qui débutent désormais une heure plus tôt. Dans l’après-midi, Maïtena Biraben, pour M comme Maïtena gagne une heure de plus.
À Europe 1, c’est beaucoup plus compliqué. Autant que la situation dramatique que traverse la station depuis plusieurs mois. Pour éviter l’accident industriel, Lagardère a fait appel à Laurent Guimier dans le rôle de capitaine au long cours. Ce fin limier qu’est Guimier s’est attaqué à un chantier autant passionnant que prototypesque : redonner la pêche aux équipes et à l’audience qui en ont bien besoin. C’est loin d’être gagné, forcément impossible en une seule saison, mais particulièrement excitant à observer et à écouter.
 
En cette fin de période de grandes vacances, La Lettre Pro de la Radio effectue, déjà, sa huitième rentrée des classes. La saison qui s’annonce promet notamment une présence renforcée, et dorénavant permanente, à Paris. Ainsi, avec l’ouverture d’un bureau parisien, la boucle est bouclée : nous sommes maintenant au plus près de l’actualité. Cette huitième et nouvelle saison sera aussi marquée par l’organisation d’un nouveau Salon de la Radio et de l’Audio digital à la Grande Halle de la Villette à Paris, jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 janvier 2019. Trois jours pour célébrer la radio et une saison entière pour vous la faire partager.
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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