Quelle année

Alors que 2018 arrive à son crépuscule, cette année qui s’en va, restera dans les mémoires de chacune et de chacun d’entre nous. Une année comme on n’en avait pas connu depuis très longtemps. Des podcasts et des webradios qui fleurissent par milliers, un DAB+ qui s’installe durablement, une digitalisation qui apparaît comme un levier supplémentaire pour générer des revenus… Mais 2018 demeurera aussi une annus horibilis pour Europe 1 ou pour les radios associatives en mal d’emplois aidés et en manque de visibilité. Plus encore, la radio a perdu des auditeurs. Dans la déjà longue vie de notre média, les tendances baissières s’inscrivent toujours dans le temps long. Il faut demeurer attentif.

L’arrivée de 2019 marquera le début de la seconde partie de la saison. Elle sera longue : 6 mois. Tout est encore envisageable. La place de première radio de France se jouera très certainement au cours de ces six prochains mois… À ce rythme, 2019 sera, peut-être, l’année durant laquelle, on envisagera une éventuelle date d’extinction de la FM en France. Et dans les coulisses de la radio, le CSA aura à sa tête un nouveau président ou, une nouvelle présidente.

Enfin, ce début d’année marquera aussi l’organisation de la 16e édition du Salon de la Radio et de l’Audio Digital. D’une année sur l’autre, l’événement s’impose et en impose. Il aura lieu du 24 au 26 janvier 2019 à la Grande Halle de la Villette. Toute la famille de la radio, endimanchée pour l’occasion, y sera attablée. On s’y croisera forcément…

Brulhatour
 


La radio, c'est la pêche !


Lundi 27 Août 2018



Nouveau cartable, nouvelle trousse, nouveaux crayons… La rentrée des classes, c’est la période des nouveautés. À la radio, c’est le même rituel. Enfin, presque… puisque pour de nombreuses stations, cette rentrée s’effectue sous le signe de la stabilité et de la continuité. Pas question de changer ce qui a fonctionné la saison précédente et donc ce qui devrait logiquement fonctionner durant les dix prochains mois. Car à la radio, rappelons que l’auditeur adore les surprises, mais a une sainte horreur des nouveautés. Alors, habituellement, ces changements de la rentrée sont souvent considérés dans la profession comme de réelles prises de risques. Ils interviennent seulement chez les challengers et les suiveurs et, à doses homéopathiques, chez les leaders.
 
À RMC, on a choisi, par exemple, de modifier seulement les horaires des émissions Les Grandes Gueules et Radio Brunet qui débutent désormais une heure plus tôt. Dans l’après-midi, Maïtena Biraben, pour M comme Maïtena gagne une heure de plus.
À Europe 1, c’est beaucoup plus compliqué. Autant que la situation dramatique que traverse la station depuis plusieurs mois. Pour éviter l’accident industriel, Lagardère a fait appel à Laurent Guimier dans le rôle de capitaine au long cours. Ce fin limier qu’est Guimier s’est attaqué à un chantier autant passionnant que prototypesque : redonner la pêche aux équipes et à l’audience qui en ont bien besoin. C’est loin d’être gagné, forcément impossible en une seule saison, mais particulièrement excitant à observer et à écouter.
 
En cette fin de période de grandes vacances, La Lettre Pro de la Radio effectue, déjà, sa huitième rentrée des classes. La saison qui s’annonce promet notamment une présence renforcée, et dorénavant permanente, à Paris. Ainsi, avec l’ouverture d’un bureau parisien, la boucle est bouclée : nous sommes maintenant au plus près de l’actualité. Cette huitième et nouvelle saison sera aussi marquée par l’organisation d’un nouveau Salon de la Radio et de l’Audio digital à la Grande Halle de la Villette à Paris, jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 janvier 2019. Trois jours pour célébrer la radio et une saison entière pour vous la faire partager.
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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Lundi 27 Août 2018 - 11:00 Rouge de plaisir €