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Le plus dur reste à venir

Juin. La saison est terminée. Elle l'est depuis plusieurs semaines. Mais il y a déjà un petit goût de grandes vacances… Une envie de vite tirer un trait sur ces deux derniers mois et de repartir sur de bonnes bases. Cette volonté est louable, mais elle sera difficilement réalisable parce que la situation héritée de la crise sanitaire est devenue intenable pour la majorité des radios, de la plus petite à la plus grande.

Regardons la situation : tous les événements professionnels sautent les uns après les autres. Même le solide IBC n'aura pas tenu le choc. On se dirige vers une année blanche, pour ne pas dire une année noire, qui va entraîner avec elle son lot de misère. Alors, à quoi faut-il s'attendre ? Des faillites ? Des licenciements ? Des annulations ? Des reports ? L'humain, derrière la machine – pensons aux pigistes ou encore aux CDD et autres CDDU –, paiera le prix fort de cette crise sanitaire.

Ce n'est pas faute d'avoir alerté à plusieurs reprises les pouvoirs publics sur la bombe à retardement qu'est toujours le Covid-19 pour le secteur radiophonique, plus largement, pour celui de l'événementiel. En Suisse, au Royaume-Uni ou encore au Canada, ces pouvoirs publics ont pris la mesure de la gravité des situations économiques et ont abondé en direction des stations.
 
Situation paradoxale… Durant ces deux derniers mois, les Français ont encore une fois témoigné de leur attachement pour la radio. Certes, ils disposaient du temps nécessaire mais la radio, dans son ensemble, a fait preuve d'une réactivité comme elle a toujours su le faire dans les moments difficiles. Plus encore, la radio a relayé l'ensemble des messages de prévention. Logiquement, le chiffre d'affaires a fortement dévissé et il faudra compenser. Payer la note. Le plus dur reste à venir…
 

Brulhatour
 


Edito


Mercredi 29 Avril 2020



Des casques et des masques

D'aucuns diront que le plus difficile est derrière nous, d'autres que les semaines et les mois qui viennent nous promettent un cortège de misères. On peut s'accorder sur un point : le manque de visibilité des acteurs de l'industrie pour la prochaine saison. Quel avenir pour les émissions en public ? Quelle place pour le télétravail ? Quelles marges de manœuvre pour les commerciaux ? Quel sort réservé aux délocalisations et aux concerts ? Beaucoup d'interrogations. Peu de réponses. Car le 11 mai ne sera pas la date de la fin de ce printemps confiné, mais le début d'une nouvelle étape à laquelle nous devrons faire face.

La panoplie de l'animateur et du journaliste s'enrichit d'un nouvel accessoire : le masque. Parler avec un masque, vous n'y pensez pas ! Pourtant, les habitudes vont devoir changer. Les comportements aussi. La radio s'adaptera. Elle en a déjà vu d'autres. Mais dès le début de l'été prochain sonnera également l'heure des comptes. Et ça devrait faire mal. Avec ou sans masque. Depuis le mois de mars, le chiffre d'affaires de la radio accuse une baisse sensible et les commerciaux mangent la poussière. Tout cela aura des conséquences sur les investissements et sur l'emploi.

Avancer. Anticiper. Prévoir. C'est ce que nous nous efforçons de faire aux Éditions HF qui lancent durant cette fin de période de confinement la Virtual Radio Week. C'est une première. Une opération entièrement digitale, diffusée exclusivement sur le web avec des moyens entièrement numériques. C'est notre façon de répondre à la crise qui nous touche. Les webinars s'enchaîneront du 4 au 7 mai autour de la thématique Total Remote ou comment continuer à fabriquer la radio en période de crise. On compte sur vous.
 
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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