La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio
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Comme en 1981. Ou presque…

Ce mois d’octobre, qui est généralement celui de la pluie et du vent, devrait être aussi celui d’un nouvel horizon ensoleillé pour la radio métropolitaine avec le lancement du DAB+ national, ce 12 octobre. Alors que beaucoup d’auditeurs, encouragés par quelques Cassandre du secteur, se plaignent d’un relatif immobilisme de la radio, cette dernière prouve, du haut de ses 100 ans, qu’elle sait toujours évoluer. Oui, le DAB+ est une des armes pour se défendre des GAFAM. On ne reviendra pas ici sur ces nombreux avantages et qualités face à une FM moribonde, essorée jusqu’à la dernière goutte.

Pour autant, l’inquiétude domine encore chez nos voisins du plat pays, pourtant très avancé sur le déploiement du DAB+, et où les radios indépendantes exigent un soutien financier franc et massif pour effectuer, dans de bonnes conditions, cette transition numérique. Inquiétude légitime, qu’ici en France, il ne faudrait pas mettre sous le boisseau. Mais il faut toujours faire le bonheur des auditeurs malgré eux. Rien ne saurait ralentir le déploiement métropolitain, même si la période ne s’y prête pas forcément, notamment pour les radios de catégorie A qui courbent l’échine, depuis plusieurs mois.

Ce 12 octobre donc, sur l’axe Paris-Lyon-Marseille en passant par Auxerre, Beaune, Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Valence ou Orange, l’auditeur aura accès à 25 radios nationales (19 radios privées et 6 publiques). Une offre enrichie par l’arrivée de nouveaux programmes propulsés par AirZen, BFM Radio et Skyrock Klassiks. Le CSA a même pris de l’avance sur son calendrier : "Le 12 octobre, 465 radios émettront effectivement sur le DAB+ pour une couverture d’environ 40% de la population française, alors que nous avions pensé terminer l’année à 30%. Nous pensions être à 40% en 2023 et nous serons à 50% en 2022", rappelle Hervé Godechot, dans ce nouveau numéro.

Un vent de 1981 souffle en France. Espérons qu’il maintienne cette direction le plus longtemps possible en poussant ceux qui croient encore à la radio.
 

Brulhatour


Des chiffres et encore des chiffres


Mardi 2 Avril 2019



Ce mois d’avril marque le retour de la 126 000 Radio. Médiamétrie dévoilera les 18 et 25 avril deux nouveaux bulletins de notes. Et il y a fort à parier que les jeux sont déjà faits. Durant ce dernier tiers de la saison, et même si les radios auront tout intérêt à jeter leurs dernières forces dans la bataille, on connaît les vainqueurs : RTL, France Inter, NRJ, franceinfo et RMC. Pas facile de chambouler un classement dont les fondations sont solides et les racines profondes. Finalement, le classement de la 126 000 Radio, c’est un peu comme le maillot jaune porté par un même coureur durant tout le Tour de France. L’ennui prend vite le dessus. On trouvera, peut-être, notre pitance dans les Médialocales.

Pas de place pour l’ennui dans ce 110e numéro de La Lettre Pro de la Radio. Vous allez parcourir les pages comme on enfilerait des perles à un collier. C’est Alain Liberty, vrai professionnel et vrai passionné, qui fait la une de ce numéro d’avril. Celui qui a imposé Radio Scoop à Lyon, et, plus largement sur un désormais plus large territoire, a rejoint le Groupe 1981 et a pris les rênes du SIRTI qui tient justement ces jours-ci son assemblée générale. Le Syndicat des radios indépendantes a engagé un sondage sur l’attachement des Français à la radio. Nous publions en exclusivité les résultats.

Des chiffres encore. Selon, le BUMP 2019 (Baromètre Unifié du Marché Publicitaire) la radio stabilise ses recettes avec une baisse de 0,2% pour un total de 701 M€. Des résultats honorables grâce notamment aux bonnes performances de la publicité nationale. Pour autant, la baisse de 3,7% du marché local en Île-de-France doit pousser les professionnels à rester vigilants.
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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