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La BBC compte actuellement plus de 50 stations de radio, mais Matt Brittin refuse de garantir qu’elles existeront toutes dans quelques années. Interrogé sur la possibilité de voir certaines radios fermer, le directeur général répond : "Cela pourrait très bien arriver." Cette réflexion intervient alors que le financement issu de la redevance a diminué de 1.3 milliard de livres en 10 ans, soit environ 25%.
Matt Brittin précise que 60% de cette baisse provient des gels successifs de la redevance et environ 40% de la diminution du nombre de foyers qui la paient. Il évoque également une baisse de 24% du financement par la redevance sur 10 ans et rappelle que la BBC a dépensé plus de 5 milliards de livres l’an dernier. Un objectif d’économies d’un demi-milliard de livres avait par ailleurs été annoncé avant son arrivée.
Matt Brittin précise que 60% de cette baisse provient des gels successifs de la redevance et environ 40% de la diminution du nombre de foyers qui la paient. Il évoque également une baisse de 24% du financement par la redevance sur 10 ans et rappelle que la BBC a dépensé plus de 5 milliards de livres l’an dernier. Un objectif d’économies d’un demi-milliard de livres avait par ailleurs été annoncé avant son arrivée.
BBC Sounds doit bénéficier de nouveaux investissements
La transformation envisagée repose également sur l’évolution des usages. Matt Brittin estime que les publics passent désormais facilement du texte à l’audio et à la vidéo et consomment les contenus au moment et sur le support de leur choix. Il cite notamment les émissions de radio désormais filmées afin d’en diffuser des extraits en ligne. La BBC entend parallèlement renforcer ses propres services à la demande. Interrogé sur la nécessité d’investir davantage dans iPlayer et BBC Sounds, Matt Brittin répond par l’affirmative et explique que l’enjeu porte notamment sur la découverte et la recommandation des programmes.
Cette stratégie doit aussi composer avec l’importance persistante du direct. Le directeur général indique que les grands services linéaires qui réunissent aujourd’hui des audiences importantes continueront à toucher de larges publics "pendant de nombreuses années". La BBC diffuse par ailleurs environ 66 émissions matinales en direct chaque jour
Cette stratégie doit aussi composer avec l’importance persistante du direct. Le directeur général indique que les grands services linéaires qui réunissent aujourd’hui des audiences importantes continueront à toucher de larges publics "pendant de nombreuses années". La BBC diffuse par ailleurs environ 66 émissions matinales en direct chaque jour
L’audio doit aussi aller chercher les publics sur les plateformes
Matt Brittin souhaite que les contenus de la BBC soient accessibles sur Spotify, mais aussi sur YouTube, TikTok, Instagram et les autres plateformes fréquentées par les publics. Cette distribution doit toutefois cohabiter avec le renforcement des applications propriétaires. Le dirigeant estime que six entreprises technologiques pourraient à l’avenir contrôler l’accès à l’information ainsi que sa création, aucune n’étant européenne ou britannique.
L’intelligence artificielle fait également partie de sa réflexion. Il accepterait qu’un programme soit produit et présenté par une IA "dans un cadre précis", tout en affirmant : "Je ne pense pas que quoi que ce soit de ce que nous faisons doive être remplacé par l’IA." Pour lui, cette technologie peut aider la BBC dans la création, la prise de décision et l’utilisation de la redevance, sans se substituer à l’humain. Cette transformation intervient alors que 94% des foyers britanniques consomment chaque mois un contenu de la BBC, contre 80% qui contribuent à son financement.
L’intelligence artificielle fait également partie de sa réflexion. Il accepterait qu’un programme soit produit et présenté par une IA "dans un cadre précis", tout en affirmant : "Je ne pense pas que quoi que ce soit de ce que nous faisons doive être remplacé par l’IA." Pour lui, cette technologie peut aider la BBC dans la création, la prise de décision et l’utilisation de la redevance, sans se substituer à l’humain. Cette transformation intervient alors que 94% des foyers britanniques consomment chaque mois un contenu de la BBC, contre 80% qui contribuent à son financement.















