Se former au podcast


Mercredi 14 Avril 2021

Si vous êtes animateur, chroniqueur, journaliste ou, podcasteur dans le cas présent, penser que l’on a la couenne suffisamment épaisse pour ne jamais se former, s’améliorer, acquérir de nouveaux réflexes ou une nouvelle technicité, c’est avoir une haute estime de soi-même et un e haute idée de ses propres capacités.


Malheureusement, il y a encore beaucoup de professionnels qui ne se forment pas. C’est dommage. D’abord, parce que se former est un droit et qu’il faut le préserver et puis ensuite comme je le dis souvent, on gagne toujours à sortir de son bureau pour écouter, observer, mémoriser ce qu’il se fait ailleurs. Parce que c’est intéressant, ou plutôt devrais-je, parce que c’est inspirant.

C’est pourquoi, vous êtes toujours gagnant lorsque que vous suivez une formation, lorsque vous vous s’appropriez un savoir-faire, lorsque vous lisez des articles, des dossiers et des livres en rapport avec votre activité. Je le répète, on gagne toujours à s’oxygéner son esprit et à muscler ses compétences dans les bons endroits avec les bonnes personnes, au bon moment.
La période que nous traversons n’est pas la plus idéale pour s’oxygéner son esprit. Pour autant, c’est le moment où jamais de renifler davantage à droite à gauche, d’humer l’air du temps pour s’inspirer et s’approprier de nouvelles façons de faire afin de contrebalancer le poids d’une société qui est devenue folle construite autour d’une information qui est très anxiogène, très fatigante et qui impose son rythme.

La formation, c’est donc prendre le temps. La formation est devenue un des rares endroits où l’on a encore le droit de prendre son temps. Ce qui doit aller vite, ce n’est pas les trains, les voitures, les bateaux, l’internet, encore moins les podcasteurs… Ce qui doit aller vite, ce sont les idées. En cela, les formations sont aussi probablement le dernier endroit dans le monde de l’entreprise et des médias où des idées peuvent émerger grâce à une émulation collective, des passerelles, des promesses, et grâce à des objectifs atteignables.

Alors, ce BootCamp, parlons-en. J’adore l’appellation. Je trouve qu’elle est très vendeuse.  Cela me fait immédiatement penser à un camp militaire. Là, ça me gène parce que j’ai tendance à me méfier comme du lait sur le feu à la verticalité du commandement et aux chaînes hiérarchiques. Mais bon, je sais bien qu’il s’agit de podcast et forcément, je sais aussi que vous devriez vous faire de nouveaux amis lors de ce BootCamp qui ont les mêmes affinités que les vôtres, autour du podcast…

Les 5 priorités que devrait vous inviter à suivre un formateur

#1 Tenir la promesse : si vous annoncez que vous aller du soleil et du printemps. Parlez du soleil et du printemps. Pas des nuages et de la pluie.
#2 Parler de ce que l’on connait : les auditeurs ont développé des oreilles redoutables. Ne les trompez pas parce que c’est souvent le début de la fin.
#3 Respecter la qualité sonore : enregistrez convenablement vos sons. Il y a une règle immuable : ne jamais saturer le son car cela le rend irrécupérable. Mieux vaut un son trop faible que vous pourrez relever qu’une son saturé. Une bonne qualité d’enregistrement, c’est un confort d’écoute supplémentaire.
#4 Être partout : déposez votre podcast sur toutes les plateformes, ne faites pas d’impasses par pêché d’orgueil.
#5 Construire un cocon pour votre podcast : un site dédié et la communauté qui va avec.
Brulhatour