Publicité : la radio en forte baisse

Rédigé par le Mercredi 22 Août 2018 à 10:00 | modifié le Vendredi 24 Août 2018 à 14:38



Si le marché de la publicité en France devrait afficher une progression globale de 2.4% sur l’année 2018, le média radio devrait lourdement baisser de 3,3 %, selon les prévisions de France Pub, l’Irep et Kantar Média.



 

Le marché publicitaire de la radio est entrain de réaliser une année morose. Selon France Pub, l’Irep et Kantar Média, celui-ci pourrait baisser de 3,3 % sur l'année 2018. Des chiffres en grande partie confirmés par les résultats enregistrés au premier trimestre 2018 qui montrent des recettes publicitaires nettes en baisse de 2% par rapport au premier trimestre 2017, un chiffre qui était déjà en baisse de 2.5% l’année dernière.
C'est Internet qui devrait encore nettement progresser cette année de 10.2%, la télévision 1.7%, le cinéma 5%, la presse, elle, continue sa chute en baisse de 6.3%, et la publicité extérieure -0.6%

Internet bondit

Le marché de la pub radio nationale se montaient à 112 millions d'euros au premier trimestre 2018. On constate une forte baisse de ce marché de la pub radio nationale avec -3.6% au premier trimestre 2018, des chiffres qui confirment les mauvais résultats du premier trimestre 2017 avec -3.7%. Les analystes annoncent une baisse de ce marché de 3.3% cette année.
La publicité sur Internet ne représente qu'un peu moins de 9% du marché publicitaire global mais 25%, si on la compare à la publicité sur les médias historiques. 

Les autres médias

La publicité à la télévision (759 millions d'euros dans le trimestre) a progressé de 1.8% au global. Le parrainage qui représente aujourd’hui 7.6% de la publicité télé a progressé de 32% au premier trimestre, 19% entre 2016 et 2017 alors que la publicité classique stagne ou presque.  La chute se poursuit pour la presse, avec 377 millions d'euros pour le trimestre, qui a perdu 9.6% de ces recettes alors qu’elle avait déjà perdu 5% le premier trimestre 2017. Les prévisions pour 2018 prévoient une perte de 6.3% pour le média papier. Dans le détail, la presse quotidienne nationale. À 31 millions d’euros sur le trimestre, elle souffre avec une perte de 14.5% dont -9.3% pour la pub commerciale et -34% pour les petites annonces. Ce n’est pas mieux pour la presse quotidienne régionale. À 132 millions, pour le trimestre, elle perd autant que pour la presse nationale (-9.4%) mais un peu moins pour les petites annonces (-3.4%).
Les magazines dont le chiffre d’affaires est de 142 millions pour le trimestre ne va pas mieux avec -10%, -9% l’année dernière. Les gratuits sont en mauvaise santé avec seulement 45 millions de chiffres d’affaires sur le trimestre, en baisse de 13.9%.
La publicité au cinéma est très faible avec seulement 21 millions au premier trimestre. Ce média reprend des couleurs avec +14.4% au premier trimestre alors qu’elle avait perdu -14.1% entre le 1er trimestre 2016 et 2017. Il n’est pas certains que les chiffres des entrées cet été permettent de confirmer la progression. La publicité extérieure a perdu 1.5%, le courrier publicitaire -3.3%, le courrier publicitaire adresse perd 3.3% alors que la courrier dans adresse prend 1%.

Si le marché publicitaire est mauvais, par contre le nombre d’annonceurs a progressé au premier trimestre de 7%, une hausse que l’on constate depuis plusieurs années. Cette progression concerne surtout le digital qui représente 70%, des annonceurs, les ¾ sur le display et 1/3 sur le search. La distribution représente 15.4% des investissements publicitaires, 11.9% pour l’automobile, 9.3% pour le tourisme restauration. À noter que la pub pour les automobiles a progressé de 20%, mais elle baisse de 9% dans la presse. Bonne progression pour ce secteur dans le digital et la pub extérieure.


Serge Surpin
Journaliste spécialisé média, photographe et ancien Co-créateur de Satellifax. Gérant de SatMag.... En savoir plus sur cet auteur

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