La Lettre Pro de la Radio & des Médias



Karim Ibourki : nouveau Président du CSA en Belgique

Vendredi 1 Décembre 2017



Karim Ibourki a entamé sa première semaine au CSA en tant que nouveau Président de l’organisme indépendant. Il succède à Dominique Vosters après un mandat de cinq ans entamé en 2013. La nomination d’une telle fonction représente un moment de transition important, d’abord pour le personnel du CSA, a terme pour le secteur audiovisuel. Quelle sera sa vision ? Sa méthode ?


Ne dites plus "gendarme de l’audiovisuel", essayez plutôt "Régulateur indépendant et centre de compétence en matière audiovisuelle"
Ne dites plus "gendarme de l’audiovisuel", essayez plutôt "Régulateur indépendant et centre de compétence en matière audiovisuelle"

Le Président aura pour mission de veiller à appliquer le décret SMA (Services de médias audiovisuels) auprès des éditeurs, mais pas uniquement. Il devra aussi prendre des initiatives et porter des projets qui feront écho à sa vision de la régulation de l’audiovisuel. Karim Ibourki ne s’est pas fait attendre pour adresser au personnel du CSA quelques éléments de sa vision du CSA Belge : "Je veillerai à garantir l’indépendance du CSA et de ses équipes". Le premier discours du Président en présence des équipes confirme "une volonté d’appliquer les valeurs de régulation pour l’ensemble des dossiers, mais aussi les grands rendez-vous qui approchent à grands pas. Parmi eux, l’analyse de marché, le plan de fréquences, le règlement élections 2018, bref, un panel de sujets stimulants, mais qui apportent aussi leur lot de pression sur les équipes" précise le régulateur.

Ne dites plus "gendarme de l’audiovisuel"

Le nouveau président promet de ne pas être un acteur de l’ombre. Il n’a pas l’intention de s’enfermer dans sa tour d’ivoire et d’emprunter la porte arrière de la régulation. Ancien reporter photo et Dir.Com, il revendique vouloir "mettre les dossiers sous les projecteurs et informer efficacement est capital à l’intérieur de notre société démocratique". Pour le nouveau président : "Je déteste le qualificatif de gendarme de l’audiovisuel pour désigner le CSA. On ne peut  confiner notre organisme à une mission d’attribution de bons ou de mauvais points. Le CSA est un outil de service public au centre d’une série de réalités et de préoccupations du secteur et des consommateurs".


Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur

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