Avenir de l'audiovisuel : le CSA veut "construire le meilleur"

Rédigé par le Vendredi 29 Juin 2018 à 08:41 | modifié le Vendredi 29 Juin 2018 à 08:41



"La révolution numérique et les transformations majeures du secteur audiovisuel remettent en cause les principaux équilibres économiques". C'est le constant dressé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Pour imaginer l'avenir de l'audiovisuel, le CSA envisage trois scénarios...



Afin d’imaginer l’avenir de l’audiovisuel, avec la volonté d’en construire un meilleur, le CSA lab a réuni pendant une année, une quarantaine de contributeurs aux compétences variées. Cet exercice de prospective vise à identifier les choix de politique publique, en identifiant les leviers d’actions possibles, dans les deux dimensions économiques et sociales de la régulation audiovisuelle. Trois scénarios ont été envisagés. "Le scénario de continuité", celui d’une simple projection de l’état présent dans un nouvel environnement techno-social ; "le scénario de fracture", celui des inégalités numériques et de la perte d’identité de l’audiovisuel ; "le scénario de symbiose", celui de l’insertion réussie du secteur audiovisuel dans l’univers numérique.

Continuité, symbiose ou fracture

Ce travail mené par le CSA lab comporte quatre étapes, tirées de la méthode de prospective telle que décrite par Michel Godet dans son Manuel de prospective stratégique : les deux premières étapes visent au recensement et à la structuration des acteurs et des variables déterminants pour l’avenir du secteur audiovisuel. Elles ont pour objet de construire une maquette à la fois synthétique et complète de l’état actuel du paysage audiovisuel. À partir de ce socle, la troisième étape met en évidence trois futurs possibles du paysage audiovisuel à horizon 2030 : la continuité, la symbiose et la fracture.

Cinq objectif à l'horizon 2030

Trois portent sur l’offre de contenus audiovisuels, qui doit être de qualité, diversifiée et pluraliste (objectif 1), accessible sur tout le territoire et tous les supports (objectif 2) et bénéficier des avancées technologiques au service des consommateurs (objectif 3). Deux concernent les relations économiques, entre les acteurs. L’offre doit créer de la valeur grâce à son attractivité auprès des annonceurs et des consommateurs (objectif 4). Cette valeur doit être répartie équitablement entre les différents acteurs du paysage audiovisuel (objectif 5). Le CSA lab espère alimenter utilement les débats en cours sur les leviers d’action des politiques publiques, qui touchent aux objectifs à la fois économiques et sociétaux de la régulation audiovisuelle, qui demeurent pertinents aujourd’hui et le resteront demain.
Le rapport est téléchargeable ICI.


Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur

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