La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio
La Lettre Pro de la Radio La Lettre Pro de la Radio
La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio

Au féminin pluriel !

Les conditions printanières de ces derniers jours et l’arrivée de l’été le 21 juin prochain annoncent indirectement la fin de la saison. Il n’est pas trop tôt pour en dessiner les contours. Nous avons vécu une saison mi-figue mi-raisin, marquée à ses débuts par une crise sanitaire qui n’a pas dit encore son dernier mot. Pour autant, la radio dans son ensemble, tirée vers le haut par le secteur de l’audio digital, poursuit ses avancées. L’audience des podcasts s’envole, le DAB+ franchira un nouveau palier le 15 juillet et la récente Fête de la radio, malgré un contexte toujours très particulier, montre que l’industrie va de l’avant. À ce propos, il est fort probable que cet évènement festif s’inscrive désormais dans la durée. On ne peut que l’espérer.

À l’occasion de cette Fête de la radio, les Éditions HF publient un collector de 96 pages sur les grandes et les petites histoires de la radio française. Son succès a été immédiat. Il est d’ailleurs accessible gratuitement en téléchargement. Par ailleurs, ce mois de juin est également marqué par la publication du 6e numéro du magazine Le POD. : 76 pages, avec notamment Iris Mittenaere (Miss Univers 2017 et animatrice sur Chérie FM) et Hapsatou Sy qui évoquent aussi leurs liens avec les podcasts. À la une de RedTech, la nouvelle directrice de radio de l’UER, Edita Kudláčová, nous aide aussi à mieux comprendre les mesures que les radiodiffuseurs doivent prendre pour rester pertinents face à la transformation numérique et à l'évolution des habitudes de consommation.

Terminons par ce nouveau numéro de La Lettre Pro de la Radio avec, à la une, Tiffany Bonvoisin qui anime la matinale de M Radio aux côtés de Vincent Cerutti. L’animatrice de 36 ans, qui s’est fait une place dans le milieu très sélect des mornings, attaquera en septembre sa septième saison. Bref, une actualité incontestablement au féminin pluriel !
 

Brulhatour


Un joli mois de mai dans les radios

Monsieur Radio


Lundi 14 Mai 2018


Pas de piquet de grève aux portes des studios. Pas de grève perlée dans les programmes. Aucun préavis de grève en vue… Même pas une p'tite revendication. Même pas un début de p'tite grogne des CDDU. Franchement, les gars, si vous continuez comme ça, on va croire que vous êtes définitivement, derrière votre micro, les rois du pétrole.




 

Vous la sentez la bonne odeur du barbecue syndical ? Mais non, ce n’est pas une image d’Épinal. Le barbecue, c’est un peu le lieu de convergence des luttes communes portées par vos collègues. Le quartier général de la revendication installé devant vos studios. Comment ? Entre deux merguez, vous n’avez rien à exiger ? Une augmentation ? Un 13e mois ? Des titres-restaurant ? Une participation aux bénéfices ? Une 6e semaine de congés ? Mince alors… Des chèques-cadeaux ? Des indemnités kilométriques ? Un CDI en lieu et place de votre CDDU ? Non plus ? Attention, Monsieur Radio est très clair : inutile de tirer sur votre collègue du matin qui marge à plus de 50 k€ par mois et dont la seule préoccupation du moment est de savoir si la villa qu’il vient de louer à Rhodes pour l’été prochain disposera d’un spa digne de ce nom.

Les smicards provinciaux

Non, mais alors, les gars, faut arrêter de vous plaindre seulement quand votre patron tourne les talons pour redémarrer son Porsche Cayenne. La précarité à la radio, ça vous parle ? On en parle ? Vous qui êtes jeunes, donc corvéables à merci, et ça vaut aussi pour les plus âgés qui le deviennent même dans le service public, vous pouvez affirmer que tout va bien ? Vous, les auto-entrepreneurs à 1 euro le speak, vous les stagiaires au long cours, vous les smicards provinciaux du micro, vous les services civiques, bons à tout faire, dans les associatives. Vous et vos années d’ancienneté, obligés de ne surtout pas, ou plus, compter vos heures sous prétexte que la radio, "c’est une passion, voire une chance dans une vie, mon coco", vous qui, dorénavant, devez aussi faire vivre les réseaux sociaux en même temps que vous animez. Une p’tite photo par ici, un p’tit texte par là… "Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort." C’est pas beau le progrès ?

Head of revendication

Alors, au lieu d'accepter de travailler le 1er janvier, le 8 mai, le jeudi de l'Ascension, le lundi de Pentecôte, le jour de l'Assomption, le 11 novembre ou le 25 décembre, comme si de rien n'était, histoire de vivre finalement des jours sans saveur, au lieu de dire oui à l’installation d’un baby-foot et de Mario Kart sur un grand écran dans votre bureau, histoire de vous lobotomiser davantage avant de reprendre le micro, pensez donc à un bon barbecue. Pensez aux beaux jours qui s’y prêtent. Pensez à vous.
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur



Dans la même rubrique :
< >

Lundi 14 Mai 2018 - 11:09 Pas de pétrole, mais des idées !

Lundi 14 Mai 2018 - 11:09 Les pros parlent de La Lettre