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Natacha Polony : "J’ai besoin de liberté" €

ENTRETIEN



Natacha Polony dans la matinale de Sud Radio - Crédit : Anthony Ghnassia
Natacha Polony dans la matinale de Sud Radio - Crédit : Anthony Ghnassia
LLPR - Natacha, quel bilan faites-vous de votre passage dans On n’est pas couché ?
NP -  J’en garde un excellent souvenir ! Après, c’était un positionnement extrêmement difficile et très exposé d’autant plus que nous étions à un moment où, avec Audrey Pulvar, nous remplacions des chroniqueurs. Nous, on était journalistes. Il y avait un vrai enjeu. J’ai essayé, tout au long de mon passage dans l’émission, d’instaurer un débat intellectuel et de transformer en ce sens l’interview politique.

LLPR - En ce sens, on vous a souvent taxée de faire contrepoids à ce que certains appellent "la bien-pensance de gauche"…
NP -
Déjà, cette expression est vidée de son sens. Ceux qui parlent de bien-pensance sont dans le faux. Je ne crois plus au clivage gauche/droite, il n’est franchement plus opérant. Moi, je venais de la gauche républicaine, où j’avais été candidate chez Chevènement. Mais quand j’ai commencé au Figaro, puis à ONPC, on a considéré que j’étais de droite. Je suis traditionnellement de gauche, mais j’interdis à quiconque de me classer ainsi. Aussi, je ne me gêne pas pour dire qu’une certaine gauche s’est concentrée sur le sociétal tout en délaissant toute une partie économique importante.

LLPR - À ce titre, votre arrivée sur Sud Radio aux côtés de l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, ne participe-t-elle pas à l’idée que vous êtes de droite ?
NP - Mais le pluralisme, c’est bien (rires) ! Si vous lisez mes livres, vous verrez que déjà, je suis antilibérale. Il faut de la diversité dans les médias. Je pars du principe que l’on peut discuter avec tout le monde, c’est l’essence même du débat. Sur les questions de souveraineté nationale, oui, il y a une proximité avec Henri alors qu’on peut diverger sur d’autres sujets.
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Natacha Polony : "J’ai besoin de liberté"
Rédigé le Lundi 4 Décembre 2017