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Les bonnes idées de Laurence Bloch (France Inter) pour travailler avec France Télévisions

Rédigé par le Vendredi 7 Décembre 2018 à 08:18 | modifié le Vendredi 7 Décembre 2018 à 11:55



Dans une longue interview, sans langue de bois, publiée dans le magazine n°106 de La Lettre Pro de la Radio (réservé aux abonnés), la directrice de France Inter revient sur les bonnes audiences de sa station, détaille sa méthode et trace l'avenir, notamment sur le futur de l'audiovisuel public. Extraits.


Bienveillante et déterminée, Laurence Bloch arbore le rouge – couleur de France Inter – avec fierté. Photo François Quairel/La Lettre Pro de la Radio
Bienveillante et déterminée, Laurence Bloch arbore le rouge – couleur de France Inter – avec fierté. Photo François Quairel/La Lettre Pro de la Radio

Sans détour, directe mais toujours avec bienveillance et humilité. Le succès de France Inter, c'est elle. Laurence Bloch dirige la station généraliste de Radio France avec une conviction. Sa recette ? : "Faire une chaîne dans son époque, curieuse, joyeuse, libre et éclectique. (...) Tous ceux qui sont arrivés en septembre 2014 ne se ressemblent pas, mais ils ont des affinités avec la chaîne. Il fallait retrouver des noms qui marquent Inter, et je pense qu’on les a trouvés" explique-t-elle dans un long entretien dans le magazine n°106 de La Lettre Pro de la Radio.

Des projets avec France Télévisions

L'auditeur de la radio vieillit, mais France Inter recrute des jeunes auditeurs. "Nous avons gagné 400 000 auditeurs de moins de 35 ans en deux ans : vive l’humour et vive la musique. Notre objectif est de rajeunir son audience sans faire partir les auditeurs plus âgés : on y travaille beaucoup avec le digital et la musique.".
L'avenir de l'audiovisuel public ? Laurence Bloch rejette l'idée d'une BBC à la française : "Rapprocher la gazelle et l’éléphant, ce n’est pas forcément une bonne chose, car ce n’est pas la gazelle qui va gagner. La BBC, ça n’a rien à voir : la télévision et la radio vivent ensemble depuis des années, et il n’y a pas de concurrence comme en France."

Elle compte regarder attentivement l'expérimentation entre France Bleu et France 3 (qui vont lancer des matinales communes à Nice et Toulouse) : "Si cela réussit, pourquoi ne pas diffuser la matinale de France Inter sur une des chaînes du service public. Je ne m’interdis pas de travailler avec la télévision à partir du moment où elle considère la radio à égalité". Elle annonce deux projets dans les cartons : "On va relancer Le Tribunal des flagrants délires avec Charline Vanhoenacker, Guillaume Meurice et Alex Vizorek. France 2 a envie de filmer et diffuser. Nous avons une capacité de faire rayonner l’émission avec la télévision. On travaille à l’idée de filmer l’émission d’Édouard Baer Lumières dans la nuit avec une diffusion sur l’une des chaînes de France Télévisions."
Entretien à lire dans les versions papiers et digitales du magazine La Lettre Pro de la Radio (réservé aux abonnés) : cliquez-ici  pour vous abonner dès 9,90 € / mois.


François QUAIREL
Journaliste médias à La Lettre Pro de la Radio, coordinateur de la rédaction à Paris, diplômé... En savoir plus sur cet auteur

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