La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio
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La 3e vague

Reconfinés depuis le 28 octobre, les professionnels de la radio vont une nouvelle fois devoir s'adapter. Et probablement bien au-delà des fêtes de fin d'année. D'aucuns évoquent une France au ralenti jusqu'au printemps prochain ! Et l'on peut ainsi vous promettre qu'il y aura donc bien une 3e vague.
Ce sera celle des faillites, des dépôts de bilan, des licenciements, des liquidations, des misères sociales ou, dans le meilleur des cas, d'une période funeste durant laquelle il faudra cravacher, plus que de raison. Pendant que les grands esprits se déchirent pour savoir ce qui est essentiel ou ce qui ne l'est pas, avec de vieilles et éculées mécaniques de pensée, personne n'a vraiment pris conscience de cette 3e vague, de ce tsunami social qui est enclenché. Rien ne l'arrêtera.  
Il devrait être catastrophique pour les radios associatives dont la subvention annuelle du FSER est indexée sur le chiffre d'affaires réalisé l'année précédente. Il sera dramatique pour les radios indépendantes et, en particulier, pour celles déjà fragilisées au printemps dernier. "On devrait commencer à raser gratis dans pas longtemps" ou encore "Ce sera sanglant", préviennent déjà quelques cadres de direction. Ne parlons pas ici du secteur de l'événementiel dont l'existence même est remise en cause comme le foie de Prométhée, dévoré par l'aigle du Caucase. Le supplice durera-t-il encore 30 000 ans ?
D'ici à la fin de cette annus horribilis, La Lettre Pro de la Radio devait vous proposer quatre nouvelles étapes du RadioTour. Au vu de la situation sanitaire, trois ont déjà été annulées (Bordeaux, Toulouse et Montpellier). Celle du 3 décembre, à Rennes, est plus qu'incertaine.
Mais, face à un ennemi invisible et à des erreurs bien visibles, vous connaissez notre détermination à vous accompagner. Nous le prouvons déjà depuis le printemps dernier. Nous vous le prouverons tout au long de cette saison. Quoi qu'il arrive.
 

Philippe Chapot


Le bon début du DAB


Mardi 4 Décembre 2018



Coup de théâtre dans l’industrie radiophonique française. Le 21 novembre, Journée mondiale de la télévision, ironie du sort, la radio prenait un nouveau cap : celui du DAB avec l’officialisation de l’entrée sur ce nouveau marché des grands groupes français. Ce DAB, c’est un peu un Distributeur Automatique de Bonnes ondes.
Une offre radiophonique enrichie, un confort d’écoute, des données associées… Tout cela sans comparaison avec l’actuelle modulation de fréquence qui, avec le développement du DAB, vit probablement sa dernière décennie au service des auditeurs. Reste à réfléchir désormais aux modalités de son éventuelle extinction. Car le double coût FM/DAB sera certainement très difficile à supporter sur le long terme y compris pour les grands groupes.
Le DAB, c’est aussi une bouffée d’oxygène financière pour celles et ceux qui œuvrent quotidiennement dans l’ombre pour motoriser la radio. Des intégrateurs aux diffuseurs, des installateurs aux programmateurs… qui voient se dessiner devant eux de nouveaux marchés.
Le DAB, c’est également pour les professionnels du micro une occasion inespérée de se réapproprier la radio. Probablement une opportunité pour la réinventer avec un objectif : produire des contenus de qualité en adéquation avec les nouveaux comportements d’écoute.
Le DAB, c’est finalement ce qui manquait à la radio d’aujourd’hui pour devenir la radio de demain. Un cadeau avant Noël.
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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