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À la page à la plage

Vous avez entre les mains le 113e numéro de La Lettre Pro de la Radio. Et pour ce dernier numéro de la saison 2018-2019, nous restons sur la côte atlantique. Après Bordeaux, en juin dernier, la deuxième étape du RadioTour s’arrête ce 4 juillet à Nantes. Entre ce territoire et la radio, du sommet de la Tour de Bretagne ou les doigts de pied en éventail sur une des nombreuses plages de Loire-Atlantique, c’est une belle histoire d’amour. On vous le prouvera, durant toute une journée, consacrée à la radio de Nantes et de sa région, avec les acteurs de de la radio de Loire-Atlantique et d’au-delà. Juillet marque la fin de la saison. Une saison radiophonique qui s’est déroulée à la vitesse de l’éclair. Que retenir ? Probablement la descente aux enfers d’Europe 1. La station a dépassé le cercle des limbes. Espérons qu’elle atteigne vite le purgatoire pour retrouver le chemin du paradis. On saura le 18 juillet si France Inter préserve son statut de première radio de France ou si RTL a du répondant. C’est à cette date que l’on fera le bilan des 10 mois écoulés. Un bilan toujours non négociable. Le mercato ? Eh bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que, hormis le jeu de chaises musicales pour deux ou trois personnalités, la radio ne se risque plus aux grandes manœuvres. C’est plus que jamais le temps de la stabilité. Mais dans cette guerre de la part d’audience, la radio poursuit sa métamorphose. Dans les coulisses, jamais de toute son histoire elle n'avait connu de tels changements. Cette saison l’a encore démontré. Paradoxalement, à l’antenne, la stabilité, encore elle, reste une valeur sûre et rares sont ceux qui osent changer ou tout simplement bousculer les codes. C’est compréhensible, mais c’est dommage.
Bel été et bonnes vacances.

Brulhatour
 


Le bon début du DAB


Mardi 4 Décembre 2018



Coup de théâtre dans l’industrie radiophonique française. Le 21 novembre, Journée mondiale de la télévision, ironie du sort, la radio prenait un nouveau cap : celui du DAB avec l’officialisation de l’entrée sur ce nouveau marché des grands groupes français. Ce DAB, c’est un peu un Distributeur Automatique de Bonnes ondes.
Une offre radiophonique enrichie, un confort d’écoute, des données associées… Tout cela sans comparaison avec l’actuelle modulation de fréquence qui, avec le développement du DAB, vit probablement sa dernière décennie au service des auditeurs. Reste à réfléchir désormais aux modalités de son éventuelle extinction. Car le double coût FM/DAB sera certainement très difficile à supporter sur le long terme y compris pour les grands groupes.
Le DAB, c’est aussi une bouffée d’oxygène financière pour celles et ceux qui œuvrent quotidiennement dans l’ombre pour motoriser la radio. Des intégrateurs aux diffuseurs, des installateurs aux programmateurs… qui voient se dessiner devant eux de nouveaux marchés.
Le DAB, c’est également pour les professionnels du micro une occasion inespérée de se réapproprier la radio. Probablement une opportunité pour la réinventer avec un objectif : produire des contenus de qualité en adéquation avec les nouveaux comportements d’écoute.
Le DAB, c’est finalement ce qui manquait à la radio d’aujourd’hui pour devenir la radio de demain. Un cadeau avant Noël.
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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