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Tout est encore possible

Plus de place pour les podcasts, c’est forcément moins de place pour la radio. Dans une société qui avance au pas cadencé et dans laquelle chacun est de plus en plus sollicité, frisant souvent la saturation temporelle et le bombardement sensoriel, le podcast tente de se faire une place et de convaincre l’auditeur de lui accorder son attention. Ce n’est pas simple.
Dans un univers pourtant ultraconcurrentiel, les podcasts, qui parviennent à générer de l’audience, sont souvent ceux qui utilisent ce que la radio a depuis longtemps abandonné : la voix, l’intelligence, des formats plus longs, des sujets atypiques et une façon de fabriquer qui faisaient, ensemble, la force de la radio à la grande époque de la FM. Le succès naissant du podcast, c’est un peu la défaite de la radio qui n’ose plus prendre de risques. C’est dommage.
Dans quelques jours, à l’occasion de la première publication de la 126 000 Radio de cette saison, il ne faudra pas s’attendre à d’éclatants résultats… L’arrivée d’internet, la multiplicité des flux et des contenus ont profondément bouleversé la radio et morcelé l’audience. Maintenir la tête hors de l’eau, c’est déjà réussir un âpre combat, face à des vents contraires dont la force ne peut que monter en puissance.
C’est pour cela que l’équipe des Éditions HF poursuit son tour de France dans le cadre du RadioTour pour prendre le pouls de l’industrie, provoquer le débat et faire naître la réflexion. Hier à Nantes, Bordeaux, Lyon, Marseille… et demain à Lille, Toulouse et Paris, ville où se terminera ce périple dans le cadre du 16e Salon de la Radio et de l’Audio Digital, les 23, 24 et 25 janvier 2020.
Dans ce 116e numéro de La Lettre Pro de la Radio, et à travers un dossier fouillé et fourni, nous nous sommes intéressés à la radio du Nord : diversifiée et créative avec 106 stations qui se partagent 329 fréquences FM. Une radio qui est aussi à l’avant-garde avec une réelle volonté de s’approprier le DAB+. Dans les Hauts-de-France, notre radio enregistre 78,6% d’audience cumulée et une durée d’écoute qui est la plus forte de France : 2h59.
Voilà de quoi vous convaincre que tout est encore possible.

Philippe Chapot
 


Le bon début du DAB


Mardi 4 Décembre 2018



Coup de théâtre dans l’industrie radiophonique française. Le 21 novembre, Journée mondiale de la télévision, ironie du sort, la radio prenait un nouveau cap : celui du DAB avec l’officialisation de l’entrée sur ce nouveau marché des grands groupes français. Ce DAB, c’est un peu un Distributeur Automatique de Bonnes ondes.
Une offre radiophonique enrichie, un confort d’écoute, des données associées… Tout cela sans comparaison avec l’actuelle modulation de fréquence qui, avec le développement du DAB, vit probablement sa dernière décennie au service des auditeurs. Reste à réfléchir désormais aux modalités de son éventuelle extinction. Car le double coût FM/DAB sera certainement très difficile à supporter sur le long terme y compris pour les grands groupes.
Le DAB, c’est aussi une bouffée d’oxygène financière pour celles et ceux qui œuvrent quotidiennement dans l’ombre pour motoriser la radio. Des intégrateurs aux diffuseurs, des installateurs aux programmateurs… qui voient se dessiner devant eux de nouveaux marchés.
Le DAB, c’est également pour les professionnels du micro une occasion inespérée de se réapproprier la radio. Probablement une opportunité pour la réinventer avec un objectif : produire des contenus de qualité en adéquation avec les nouveaux comportements d’écoute.
Le DAB, c’est finalement ce qui manquait à la radio d’aujourd’hui pour devenir la radio de demain. Un cadeau avant Noël.
Frédéric Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur


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