Un mal bien français

La saison est lancée. Cette fois-ci, elle est d’ailleurs réellement lancée après quelques adaptations, toujours, nécessaires des premières journées. Des adaptations qui sont pourtant considérées par certains comme étant de véritables séismes. Qu’ils se rassurent, les Cassandre de tous poils auront d’autant plus de pain sur la planche le 15 novembre prochain avec la parution de la première 126 000 Radio de la saison. On aiguise déjà les langues et les claviers. À ce propos, les radios de Lagardère Active doivent s’y préparer, car s’il existe un mal bien français, c’est celui de dézinguer le travail des autres. Tout le monde sait dans le landerneau de la radio que, si Europe 1 traverse une mauvaise passe depuis plusieurs mois, ce n’est pas grâce, ou à cause, de ce sondage de rentrée qu’elle va se refaire la cerise. La veille, Guimier et consorts auront donc tout intérêt à aller brûler un cierge et à faire quelques incantations pour mieux absorber, le lendemain, les réflexions des fins connaisseurs. La dézinguerie ambiante, qui va souvent de pair avec la crétinerie, ne s’arrête pas là. Combien d’efforts, d’abnégation, de patience et autres vertus cardinales, il aura fallu aux Sages du CSA pour parvenir à imposer le début d’un déploiement du DAB+ en France alors que presque l’ensemble de nos voisins européens nous a depuis longtemps atomisés dans ce domaine. Là aussi, les Cassandre ont usé, depuis plusieurs années, de tous les stratagèmes les plus fumeux pour tenter de noyer le poisson et défendre leur pré carré. Alors, on ne va pas citer de noms, parce que ce n’est pas le genre de la maison, mais franchement… Ceux qui ont défendu la libéralisation des ondes en 1981 et qui, depuis des années, ont usé de tous les moyens perfides pour retarder, voire empêcher, le déploiement du DAB+, on sait ce que l’on va leur offrir à Noël : un beau miroir !

Brulhatour
 

Comment réaliser une bonne interview radio

CONSEILS



Jeudi 3 Novembre 2016


C’est le format le plus vivant de la radio : l’interview. En direct, en différé, en reportage ou en studio, elle permet de donner la parole à une diversité de personnages : réaction à l’actualité, à un événement, un témoignage ou une opinion dévoilée… Des personnes de la vie de tous les jours à des personnalités politiques ou des dirigeants, tout le monde est logé à la même enseigne. Voici quelques règles incontournables !


#1 Identifier le bon interlocuteur

On dit souvent : "Il n’y a pas de mauvais interviewés, mais que des mauvais intervieweurs !" Néanmoins, le choix d’un bon "client", comme on dit dans le jargon journalistique, permet d’assurer un résultat satisfaisant. Si votre interlocuteur n’est pas le plus à l’aise possible face à un micro, assurez-vous qu’il ait des choses intéressantes à dire en rapport avec le sujet.

#2 Bien se documenter

Une interview réussie est une interview bien préparée. Faites des recherches précises sur le sujet : biographie, articles, déclarations précédentes permettront d’évacuer des questions non essentielles et de montrer à votre interlocuteur que vous maîtrisez le sujet. Cette étape est indispensable et vous permettra de tirer le meilleur de l’interview et de gagner du temps.

#3 Préparez vos questions

Si vous ne devez pas garder votre nez sur vos notes, préparez les premières questions. Pas la peine de rédiger religieusement l’interview, mais le fait de noter quelques points permet d’avoir une trame pour cadrer correctement la discussion. Cela ne doit pas vous empêcher de rebondir sur les réponses de votre interlocuteur.

#4 Mettez à l’aise votre invité

C’est un moment clé qui vous permettra de tirer le meilleur de votre interview. Si l’interviewé n’est pas rompu, il est fort probable qu’il soit un peu stressé par le micro. Rassurez-le et essayez d’instaurer une relation de confiance : non, vous n’êtes pas là pour le piéger ou pour lui faire dire quelque chose qu’il regrettera. Faire un essai de micro en lui demandant de se présenter (hors antenne ou hors enregistrement) est souvent une bonne façon de briser la glace.

#5 À vos questions !

Posez des questions ouvertes, du genre : "pourquoi ou pensez-vous que…" Si votre interlocuteur répond par oui ou par non sans développer, c’est que vous posez des questions trop fermées. Posez une seule question à la fois, écoutez et n’interrompez pas votre interlocuteur par des "d’accord ou ok" : cela polluera votre enregistrement. N’affirmez pas votre position sur le sujet, vous n’êtes pas là pour ça ! Vous devez rester maître de votre interview : coupez (poliment) si la réponse est trop longue et reposez la question si vous n’êtes pas satisfait.

Côté technique

Une interview en reportage répond à certaines règles techniques. Si vous avez le bon interlocuteur et les bonnes questions, la qualité sonore peut rendre votre bon travail non diffusable. Pour cela, vérifiez votre enregistreur avant de partir : niveau de la batterie et quantité de mémoire disponible doivent être surveillés. Pendant l’enregistrement, vérifiez attentivement les niveaux sonores et placez-vous dans un lieu calme, ni trop vaste ni trop confiné. Avant de quitter votre interlocuteur, réécoutez l’enregistrement : mieux vaut recommencer l’interview tant que vous êtes encore sur place !
François QUAIREL
Journaliste médias à La Lettre Pro de la Radio, coordinateur de la rédaction à Paris, diplômé... En savoir plus sur cet auteur



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