Martin Ajdari, président de l'Arcom, a ouvert les débats avec une franchise inhabituelle dans ce type d'exercice. Les chiffres qu'il a posés sur la table ne prêtent guère à l'optimisme : entre 2021 et 2025, la radio a perdu 1,5 million d'auditeurs quotidiens. Chez les 13-24 ans, à peine la moitié écoute la radio chaque jour, contre 80 % des 35-59 ans. Et sur le plan économique, la tendance est encore plus sévère : entre 2005 et 2013, la radio aura perdu un tiers de ses recettes publicitaires en valeur absolue, dans un marché global en croissance de 60 %. Martin Ajdari a nommé clairement ce que d'autres évitent de dire : une concurrence structurellement déséquilibrée, des plateformes qui captent la valeur sans porter les charges, et un risque réel de déclassement économique pour un secteur qu'il compare à une économie entre l'industrie et l'artisanat.









