Radio France, l’Alliance de la Radio et les radios associatives portent une demande commune : garantir aux conducteurs français un accès direct et gratuit à la radio hertzienne, en FM comme en DAB+, dans les véhicules. Cette prise de position intervient alors que plusieurs constructeurs commercialisent aujourd’hui des véhicules dépourvus de récepteur FM et DAB+, ou proposent l’accès à la radio sous la forme d’une option payante. Pour les représentants du secteur, l’enjeu porte sur la garantie de l’accès au média dans l’habitacle et non sur une technologie particulière.
Le dossier se joue à deux niveaux. À l’échelle européenne, la négociation du Digital Networks Act doit notamment déterminer si l’équipement des véhicules neufs en récepteurs FM et DAB+ devient obligatoire. En France, l’article 2 de la proposition de loi relative à la modernisation de la radio, présentée par le président Laurent Lafon, reprend cette exigence pour les véhicules.
Le dossier se joue à deux niveaux. À l’échelle européenne, la négociation du Digital Networks Act doit notamment déterminer si l’équipement des véhicules neufs en récepteurs FM et DAB+ devient obligatoire. En France, l’article 2 de la proposition de loi relative à la modernisation de la radio, présentée par le président Laurent Lafon, reprend cette exigence pour les véhicules.
FM et DAB+ face aux situations de crise
Les organisations mettent également en avant le rôle de la diffusion hertzienne en matière de sécurité civile. Elles présentent la radio hertzienne comme un média gratuit, anonyme et résilient lors d’une crise majeure. Elles citent notamment les incendies survenus en Gironde cet été. Selon les éléments reproduits dans leur communiqué : "En Gironde, quelque 80 kilomètres de câbles de fibre optique et 1 200 poteaux destinés à leur acheminement ont été endommagés, précise Yann Breton, le directeur de Gironde numérique, le syndicat mixte propriétaire de ce vaste réseau de fibre, qui dessert plus de 520 000 foyers et entreprises."
Autre situation évoquée : la panne électrique survenue en Espagne en avril 2025. Selon le communiqué, la majorité des antennes relais des réseaux mobiles ont cessé d’émettre au terme d’une vingtaine de minutes, après l’épuisement de leurs batteries de secours. Dans le même temps, l’autonomie des téléphones dépendait de batteries qui ne pouvaient plus être rechargées. La diffusion hertzienne a, elle, continué à acheminer l’information.
Dans ce contexte, le secteur considère la voiture comme un lieu d’accès à l’information lorsque l’alimentation électrique ou les télécommunications sont perturbées, au même titre qu’un poste de radio fonctionnant à piles. Le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, le SGDSN, a également abordé ce rôle lors des dernières Assises de la Radio de l’Arcom.
Autre situation évoquée : la panne électrique survenue en Espagne en avril 2025. Selon le communiqué, la majorité des antennes relais des réseaux mobiles ont cessé d’émettre au terme d’une vingtaine de minutes, après l’épuisement de leurs batteries de secours. Dans le même temps, l’autonomie des téléphones dépendait de batteries qui ne pouvaient plus être rechargées. La diffusion hertzienne a, elle, continué à acheminer l’information.
Dans ce contexte, le secteur considère la voiture comme un lieu d’accès à l’information lorsque l’alimentation électrique ou les télécommunications sont perturbées, au même titre qu’un poste de radio fonctionnant à piles. Le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, le SGDSN, a également abordé ce rôle lors des dernières Assises de la Radio de l’Arcom.
Une demande commune autour de l’autoradio
Les acteurs du média radio indiquent agir sur ce dossier aux côtés de l’Arcom, du SGDSN et du ministère de la Culture. Des positions communes ont notamment été portées en réponse à la consultation européenne sur le Digital Networks Act. Le secteur demande que la France défende, dans les négociations autour de ce texte européen, l’obligation d’équiper les véhicules neufs, particuliers comme utilitaires, de récepteurs FM et DAB+.
La demande concerne également la visibilité de la radio hertzienne à bord. Les organisations souhaitent qu’elle conserve une place de premier plan sur le tableau de bord, avec un accès physique direct ou une présence dès la première page de la console multimédia.
En parallèle, Radio France, l’Alliance de la Radio et les radios associatives demandent au Gouvernement d’émettre un avis favorable lors de l’examen de l’article 2 de la proposition de loi du sénateur Laurent Lafon, sans affaiblissement du dispositif.
La demande concerne également la visibilité de la radio hertzienne à bord. Les organisations souhaitent qu’elle conserve une place de premier plan sur le tableau de bord, avec un accès physique direct ou une présence dès la première page de la console multimédia.
En parallèle, Radio France, l’Alliance de la Radio et les radios associatives demandent au Gouvernement d’émettre un avis favorable lors de l’examen de l’article 2 de la proposition de loi du sénateur Laurent Lafon, sans affaiblissement du dispositif.
"Service public et radios privées parlent d’une seule voix"
Pour Constance Benqué, présidente de l’Alliance de la Radio, la question concerne aussi les conditions dans lesquelles les auditeurs peuvent accéder aux programmes depuis leur véhicule. "L’accès des Français à la radio ne peut pas dépendre d’un accord commercial entre un constructeur automobile et une plateforme de streaming. C’est au législateur de le garantir, pas au marché. Sur ce point, service public et radios privées parlent d’une seule voix", déclare-t-elle.
Les Locales inscrivent également cette question dans celle de la couverture territoriale et de la proximité assurée par les radios associatives. "La radio associative, c'est de la communication sociale de proximité et un maillage territorial que rien d'autre ne remplace. L'accès hertzien gratuit et universel doit rester garanti dans chaque véhicule, y compris quand tout le reste s'arrête", déclarent Sylvain Delfau et Jean-Marc Courrèges Cénac, co-présidents des Locales.
Les Locales inscrivent également cette question dans celle de la couverture territoriale et de la proximité assurée par les radios associatives. "La radio associative, c'est de la communication sociale de proximité et un maillage territorial que rien d'autre ne remplace. L'accès hertzien gratuit et universel doit rester garanti dans chaque véhicule, y compris quand tout le reste s'arrête", déclarent Sylvain Delfau et Jean-Marc Courrèges Cénac, co-présidents des Locales.