Retranscription de la Keynote (réalisée et traduite par l'IA)
Merci pour cette très longue introduction… dont je n’ai pas compris un mot ! J’espère que c’était positif.
Bonjour à toutes et à tous, et merci de m’avoir invité ici. C’est un vrai plaisir d’être avec vous aujourd’hui. Je vais vous parler d’une « révolution de l’audio ». Enfin… c’est comme ça que nous l’avons présentée. Ce n’est pas exactement cela, mais nous y reviendrons un peu plus tard.
Le thème de cette journée est la radio et l’intelligence artificielle. Je vais donc commencer par dire quelques mots sur l’IA. L’intelligence artificielle est une technologie incroyable. C’est un accélérateur. Elle prend ce que nous avons déjà et l’amplifie : plus de contenu, produit plus vite, moins cher et souvent mieux.
Aujourd’hui, il existe déjà des outils d’IA capables d’accélérer la production radio : recherche d’informations, montage, publication… Utiliser l’IA, c’est un peu comme mettre le monde dans une photocopieuse et appuyer sur 200 %.
Mais dans l’industrie de la radio, l’IA en est encore à ses débuts.
Pour mieux comprendre son évolution possible, on peut regarder ce qui s’est passé dans d’autres industries, comme l’automobile. Dans les voitures, les premières applications d’IA ont été les systèmes de navigation. Ensuite sont arrivés les systèmes de sécurité, qui surveillent constamment la voiture. Puis les systèmes de divertissement, qui commencent à comprendre vos commandes vocales.
La prochaine étape est évidente : les voitures autonomes. Des voitures qui se conduisent toutes seules. Vous pourrez dormir pendant que vous rentrez chez vous.
Mais cela pose une question : que deviendront les métiers liés à la conduite ? Les chauffeurs de taxi, les livreurs, les routiers… Dans dix ans, une industrie entière pourrait fonctionner sans humains.
Alors on peut se demander : la même chose pourrait-elle arriver dans la radio ?
Heureusement, probablement pas. La radio est une industrie créative. Mais si l’on réfléchit un instant, on pourrait tout de même imaginer que l’IA fasse déjà beaucoup de choses : la météo, les journaux d’information, certains programmes de divertissement, peut-être même certaines émissions animées.
Donc oui, l’IA peut améliorer notre travail… mais elle pourrait aussi remplacer certaines fonctions. C’est une réflexion à garder en tête.
Mais ce n’est pas vraiment la raison pour laquelle je suis venu parler aujourd’hui. On m’a demandé de parler d’IA, mais ce dont je veux réellement parler, c’est de la révolution de l’audio.
Pourquoi parler de révolution ? Parce que le monde devient de plus en plus polarisé. Nous ressentons tous ces divisions : les riches et les pauvres, la gauche et la droite, « nous » contre « eux ».
Cette polarisation est en partie liée à l’économie de l’attention. L’attention vaut de l’argent. Pour capter cette attention, les médias utilisent souvent les émotions les plus fortes : la peur, la colère, l’indignation.
Quand on allume les informations aujourd’hui, on voit souvent des contenus conçus pour provoquer une réaction émotionnelle et retenir l’attention avant la publicité. Mais en cherchant constamment à capter l’attention, nous creusons des fossés dans la société.
Alors la question est : comment reconstruire des ponts ?
C’est là que la radio peut jouer un rôle essentiel. La radio est une machine à empathie.
Quand on écoute la radio, on imagine les images dans notre esprit. Nous devenons en quelque sorte co-créateurs de l’histoire. Nous nous projetons dans les personnages et dans les situations.
La télévision ne fonctionne pas de la même manière. Devant une image, nous jugeons immédiatement : les vêtements, la couleur de peau, l’apparence. La radio, elle, passe par l’imagination.
Et l’empathie, c’est précisément cela : ressentir quelque chose de ce que ressent l’autre.
Notre idée est donc de créer une Audio Foundation, une fondation dédiée à l’audio, centrée sur les récits longs. Les formats longs permettent d’expliquer, de contextualiser, de comprendre les autres cultures, les autres sociétés.
L’objectif est de construire des ponts.
Cette fondation reposerait sur trois piliers.
Le premier pilier est l’éducation. Former de jeunes créateurs audio, car le talent existe mais il a besoin de soutien.
Le deuxième pilier est la production. Produire des récits audio ambitieux, des formats longs, comme ceux de This American Life, Radiolab ou S-Town. Ce type de production demande du temps, de la recherche, des déplacements, du montage… parfois des mois, voire des années de travail.
Le troisième pilier est un laboratoire d’innovation audio. Un espace pour inventer de nouveaux formats, de nouvelles manières de raconter des histoires et de créer des expériences sonores immersives, sans la pression immédiate de la production.
L’idée est de créer des projets inspirants, des « phares » pour l’industrie de la radio, qui montrent ce qu’il est possible de faire et inspirent les autres.
En visant haut, en imaginant des projets ambitieux, nous pouvons montrer la voie et permettre à d’autres de suivre.
Et peut-être que cette révolution de l’audio pourra aider à reconstruire les ponts entre les personnes, les cultures et les sociétés.
Et avec cet espoir pour ce que la radio peut accomplir, je vous souhaite à toutes et à tous un excellent Paris Radio Show.