Le TomTom Traffic Index 2025 dresse un constat sans appel : en France, les grandes métropoles restent durablement engorgées. En tête du classement, Lyon, suivie de Bordeaux et Montpellier. Viennent ensuite Paris, Marseille, Clermont-Ferrand, Rouen, Nancy, Strasbourg et Nantes. Dans ces territoires, les automobilistes perdent entre 70 et plus de 120 heures par an dans les ralentissements. Un temps long, subi mais rarement silencieux. Car dans la voiture, la radio demeure le média roi. Contrairement aux plateformes vidéo ou aux réseaux sociaux, elle s’écoute sans quitter la route des yeux. Résultat : plus les trajets s’allongent, plus le temps d’écoute potentiel augmente. Pour les stations locales comme nationales, les bouchons deviennent paradoxalement des créneaux d’audience premium.
Les chiffres de TomTom montrent que la congestion est maximale aux heures de pointe, précisément celles où la radio performe le mieux : le matin et en fin d’après-midi. Dans des villes comme Lyon ou Paris, où la vitesse moyenne descend parfois sous les 22 km/h, l’automobiliste est captif. Il cherche de l’info trafic, de la musique, de la compagnie. La radio coche toutes les cases. C’est aussi dans ces moments que la radio locale joue pleinement son rôle : infos circulation en temps réel, météo, alertes travaux, déviations. À Rouen, 7ᵉ ville la plus embouteillée de France, les conducteurs passent plus de trois jours par an bloqués dans le trafic. Autant de rendez-vous quotidiens avec les antennes locales, qui deviennent des outils d’utilité publique autant que de divertissement.
Pour les annonceurs, cette situation est loin d’être anodine. Une audience captive, régulière et géographiquement ciblée représente une valeur publicitaire forte. Les bouchons, s’ils nuisent à la mobilité, renforcent mécaniquement l’impact du média radio.
Pour les annonceurs, cette situation est loin d’être anodine. Une audience captive, régulière et géographiquement ciblée représente une valeur publicitaire forte. Les bouchons, s’ils nuisent à la mobilité, renforcent mécaniquement l’impact du média radio.
Les radios locales grandes gagnantes de l’écoute en mobilité
Cette dynamique profite tout particulièrement aux radios locales, comme le confirment les données du volet "Localisation" de l’étude EAR national (novembre-décembre 2025) de Médiamétrie. Dans un contexte où l’écoute hors domicile est devenue centrale, près d’un Français sur deux écoute chaque jour la radio en mobilité (45.5%), soit 25,71 millions d’auditeurs, contre 18.68 millions à domicile. Les Indés Radios y occupent une position dominante : 5.54 millions d’auditeurs quotidiens hors domicile, en voiture comme sur le lieu de travail, plaçant ces 129 stations en tête des offres nationales sur ce terrain.
En voiture, leur rôle est encore plus stratégique : trajets domicile-travail, déplacements professionnels ou personnels représentent chaque jour 4.98 millions d’auditeurs, soit 8.8% des Français. Dans les villes les plus embouteillées, la radio locale devient ainsi un compagnon indispensable, conjuguant information de proximité, service trafic et fidélité d’écoute, un atout majeur dans un environnement urbain saturé.
En voiture, leur rôle est encore plus stratégique : trajets domicile-travail, déplacements professionnels ou personnels représentent chaque jour 4.98 millions d’auditeurs, soit 8.8% des Français. Dans les villes les plus embouteillées, la radio locale devient ainsi un compagnon indispensable, conjuguant information de proximité, service trafic et fidélité d’écoute, un atout majeur dans un environnement urbain saturé.
Un paradoxe urbain rentable pour les ondes
À l’échelle nationale, le top 10 des villes les plus embouteillées dessine une carte très favorable à la radio. Des métropoles dynamiques, densément peuplées, où la voiture reste centrale malgré les politiques de mobilité douce. Tant que les embouteillages persistent, la radio conserve un avantage décisif : elle s’adapte parfaitement au temps contraint.
Ce paradoxe est frappant : ce qui est vécu comme une perte de temps par l’automobiliste devient mécaniquement un gain d’audience pour les stations. Plus le trafic est dense, plus l’écoute s’allongerait, plus la fidélité s’installerait...