Réunie en collège plénier mercredi 21 octobre, l'Arcom a décidé d'adresser un courrier aux éditeurs de radio et de télévision pour leur rappeler leurs obligations dans la couverture des manifestations et des troubles à l'ordre public survenus depuis le 17 octobre. Le régulateur insiste sur la nécessité de garantir au public une information fiable, honnête et pluraliste, particulièrement lorsque les faits rapportés sont susceptibles de provoquer la peur ou d'accentuer les tensions.
Il rappelle aux radios et aux télévisions leur obligation de maîtriser à tout moment leur antenne, notamment lorsque des propos discriminatoires ou portant atteinte aux droits des personnes sont tenus. L'Autorité exprime également son soutien aux journalistes qui couvrent les rassemblements dans des conditions de sécurité parfois extrêmement précaires. Elle dénonce les intimidations et les agressions dont certains professionnels de l'information ont été victimes.
Plusieurs séquences examinées par le régulateur
Saisie à de nombreuses reprises ces derniers jours, l'Arcom indique avoir engagé l'instruction de plusieurs séquences audiovisuelles, susceptibles de donner lieu à des interventions auprès des chaînes concernées ou à d'éventuelles sanctions. Elle se réserve également la possibilité de signaler au procureur de la République les propos pénalement répréhensibles diffusés à l'antenne, afin que la responsabilité individuelle de leurs auteurs puisse être engagée.
Parallèlement, le régulateur suit la situation sur les réseaux sociaux, en lien avec le Gouvernement et la Commission européenne. Il échange régulièrement avec les plateformes sur le respect de la loi, du règlement sur les services numériques (RSN) et de leurs conditions générales d'utilisation (CGU), notamment concernant le retrait des contenus illicites signalés. Face à la diffusion massive de contenus en ligne, l'Arcom rappelle le rôle des rédactions professionnelles dans la vérification et la contextualisation de l'information.