Quotas : les Musicales réclament moins de contraintes

Vendredi 10 Janvier 2014



Les radios musicales, "qui partagent l’importance de protéger la création francophone", prennent acte du rapport publié ce 7 janvier par le CSA. Dans un communiqué commun, de Fun Radio à NRJ, de Chérie FM à Virgin Radio en passant par Nostalgie, RFM et Rire & Chanson, les Musicales françaises ont tenu à s'exprimer pour réclamer "un dispositif d’allègement des contraintes actuelles".



Dans son rapport intitulé "L’exposition des musiques actuelles par les radios musicales privées" (lire ICI), le CSA souligne, à juste titre, les difficultés rencontrées par les radios musicales à continuer de respecter leurs obligations de diffusion de musique francophone en l’état actuel de la réglementation malgré la baisse significative de la production musicale francophone : de 2002 à 2013, le nombre d’albums francophones commercialisés par les majors du SNEP a chuté de 63%.
Les radios musicales partagent l’analyse du CSA qui reconnaît la difficulté réelle liée à la réalisation des obligations en matière de diffusion de musique francophone ou encore à concilier : obligations de diffusion, diversité musicale et originalité des programmes.

Eviter les disparités de traitement

Par ailleurs, les radios musicales rejoignent l’avis du CSA qui estime que la piste du plafonnement des titres francophones et/ou la limitation de leur nombre de diffusion n’est pas une réponse pertinente, considérant qu'elles seraient à la fois une atteinte à leur liberté éditoriale et un dévoiement du dispositif légal relatif aux quotas de diffusion francophones. Les radios musicales saluent la volonté de prendre en compte leurs difficultés. Néanmoins, elles tiennent à exprimer leurs interrogations et leurs réserves sur le dispositif envisagé, en l’état, dont elles craignent qu’il n’aboutisse à des disparités de traitement et malmène leur liberté éditoriale.

Alléger les contraintes actuelles

Selon les Musicales françaises, la modernisation du dispositif des quotas de diffusion de musique francophone suppose de prendre en compte les nouvelles réalités : concurrence massive et non régulée d’offres numériques gratuites et illimitées, chute drastique de la production francophone, émergence d’une nouvelle scène française non-francophone s’adressant à un marché mondial.
Ainsi, les radios musicales souhaitent un dispositif d’allègement des contraintes actuelles, leur laissant les moyens de décider de leurs contenus éditoriaux tout en soumettant parallèlement les acteurs dérégulés que sont les plates-formes d’écoute illimitée à la demande et de téléchargement de musique sur internet à un socle minimum de normes, sous l’égide et la tutelle du CSA.


Frederic Brulhatour
Brulhatour est le rédacteur en chef du magazine La Lettre Pro de la Radio et le directeur associé... En savoir plus sur cet auteur

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