Le SIRTI appelle à manifester ce lundi

Lundi 1 Décembre 2014



Une première : le SIRTI va manifester dans la rue aux côtés de la CGPME. Le Syndicat des Radios et des Télévisions Indépendantes annonce qu’il va descendre dans la rue aujourd'hui. Il estime que le Gouvernement ne veut pas écouter les PME de l’audiovisuel et qu'il ne prend en compte que les intérêts des grands groupes.


Mathieu Quétel, Philippe Gault, Tarek Mami veulent libérer l’énergie des PME de la radio et de  la télévision © Serge Surpin
Mathieu Quétel, Philippe Gault, Tarek Mami veulent libérer l’énergie des PME de la radio et de la télévision © Serge Surpin

Philippe Gault a d'abord évoqué la santé des radios membres du SIRTI : "On s’en sort pas trop mal pour l’année 2014 semble-t-il avec des situations contrastées d’une région à l’autre. On en saura un peu plus en début 2015. La crise n’atteint pas toutes les régions en même temps. L’audience pour les radios indépendantes est bonne, surtout quand on voit les dernières vagues Médiamétrie qui ont été mauvaises pour la radio en France. La quasi-totalité des radios nationales est en baisse. Sur l’Ile-de-France par exemple, ion compte 350 000 auditeurs perdus en un an. Les auditeurs écoutent moins la radio, mais écoutent autre chose".

Pour Mathieu Quétel, "le concurrent de la radio, ce n’est pas forcément la webradio, mais le numérique et le digital en général avec une offre qui n’existait pas il y a cinq ans : DailyMotion, YouTube, les Deezer, Spotify et les nouveaux usages comme le jeu vidéo. La mutation qui s’impose aux médias traditionnels dépasse très largement l’arrivée de nouveaux concurrents équivalents dans la webradio. L’ensemble du numérique vient impacter nos modes de consommation".
 

Un Gouvernement atone et inexistant

Les PME de l’audiovisuel sont face un gouvernement qui est atone et inexistant. C'est la première fois que SIRTI va descendre dans la rue, au même titre que les patrons de la CGPME. C’est un cri d’alarme, un SOS que nous lançons. On dit au Gouvernement : vous ne pouvez pas continuer comme cela, à être autiste face aux PME de l’audiovisuel, de la radio et de la télévision.
Il y a quelques semaines, nous avons  appris par voie de presse que le Gouvernement avait décidé en urgence de desserrer les règles de concentration dans l’audiovisuel. Nous n'avons pas été consultés et l’ensemble du dispositif vise à donner plus liberté aux grands groupes et rien pour les PME. Nous ne sommes pas contre que les grands groupes se développent pour résister à la concurrence et aux nouveaux marchés numériques, mais pourquoi ne pas faire aussi quelque chose pour nous, les PME ?" 
se demande le SIRTI.

Des questions mais pas de réponses

Pourquoi, le Président de la République reçoit-il les "grands patrons" de l’audiovisuel qui lui font part de leurs difficultés ? Il ne nous a toujours pas répondu suite à notre demande d’audience. Ses conseillers nous disent que si c’est pour parler de la RNT, il ne nous recevra pas. Même chose pour Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au numérique. Quand un grand patron lui écrit sur Twitter, elle répond tout de suite... Elle reçoit dans la même journée, le patron d’Orange, le patron de Vivendi. Nous, nous avons beau envoyer des messages, elle ne répond pas. Nous lui demandons depuis deux mois un rendez-vous. Pas de réponse. C’est insupportable. Même chose pour Fleur Pelerin. Les enjeux des PME de la radio sont au moins aussi importants que ceux des grands groupes".

Plus d'ouverture vis-à-vis des PME

"Nous sommes face à une mutation. Notre métier doit s’adapter aux nouveaux usages. Le Gouvernement trouve comme réponse à ce problème de renforcer la concentration. A la limite, pourquoi pas, mais le plan de Emmanuel Macron ne pourra être accepté et supporté qu’en contrepartie d’un renforcement la présence des PME, notamment dans la FM avec un plan de rattrapage. C’est indispensable. Les grands acteurs de l’audiovisuel sont légitimes, mais il y a aussi les PME qui animent les territoires et du contenu qui ont besoin d’attention. Les indépendants de la radio indépendante représentent autant d’emplois (environ 6 000) que les groupes concentrés. Nous fonctionnons, sans aides ni subventions, sans emplois aidés et nous jouons un rôle dans la formation professionnelle. Le Gouvernement doit faire preuve d’ouverture vis-à-vis des PME".

En images : la nanifestation de ce lundi matin à Paris

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Serge Surpin
Journaliste spécialisé média, photographe et ancien Co-créateur de Satellifax. Gérant de SatMag.... En savoir plus sur cet auteur

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