L'Ina voudrait archiver la mémoire des radios locales

Mercredi 26 Novembre 2014



La semaine dernière, Agnès Saal, présidente de l’Ina, l’Institut national de l’Audiovisuel, s’est exprimée lors du congrès du SNRL (Syndicat National des Radios Libres). Elle souhaite resserrer les liens qui lient son entreprise aux radios associatives...


Agnès Saal, présidente de l'Ina s'intéresse aussi aux radios associatives et à leurs archives sonores
Agnès Saal, présidente de l'Ina s'intéresse aussi aux radios associatives et à leurs archives sonores

L’Ina a pour mission la conservation patrimoniale de l’audiovisuel de la radio et de la télévision depuis leurs origines. L’institut diversifie ses partenaires en France et à l’étranger : depuis les années 80, l’Ina s’intéresse à l’activité des "radios libres".  "Nous avons la compétence, le savoir faire, le métier et les procédures permettant de conserver de la meilleure manière possible un patrimoine audiovisuel" a d'ailleurs déclaré Agnès Saal.
On se rappelle que l’EPRA a été mise en liquidation suite à la réduction des subventions publiques. C’était le programme d’Échanges et productions radiophoniques qui finançait chaque année 400 heures de programmes de proximité au profit de 171 radios associatives. Les fonds de l’EPRA ont été mis en dépôt à l’Ina. Si les liquidateurs de l’EPRA l’acceptent, l’Ina pourrait intégrer ces fonds de manière permanente afin de conserver ces contenus sonores qui sont "la mémoire de l’histoire du pays et des radios". 

Pour les Associatives et les locales privées

"Il me semble dommage qu’une fois assurée la conservation de cette mémoire, personne ne puisse y avoir accès. Il faut donc pourvoir donner accès à ces contenus tout en respectant tous les droits. On pourrait alors donner accès à un large public de façon limitée ou exhaustive.  Au-delà, nous pourrions plus et mieux travailler avec les radios associatives. Ce que vous produisez au jour le jour pourrait être conservé, archivé et indexé à l’Ina. On pourrait alors donner accès au contenu soit à des fins de recherche, soit à un public vaste. Nous sommes ouverts à la discussion. L’archivage est une mission de service public et ne coutera rien aux radios. Il faudra l’organiser soit en passant par un organisme central, ou radios par radios" a déclaré Agnès Saal.

Interrogée par La Lettre Pro de la Radio, Agnès Saal a par ailleurs indiqué que ces accords pourraient aussi s’étendre aux radios privées, en règle générale.

 


Serge Surpin
Journaliste spécialisé média, photographe et ancien Co-créateur de Satellifax. Gérant de SatMag.... En savoir plus sur cet auteur

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Les commentaires ne sont publiés que pour les personnes possédant un identifiant et un mot de passe. Les commentaires anonymes sont interdits. Toute personne ne pouvant justifier de son identité réelle pourra se voir interdite de commentaire et l'accès au site refusé. Notre site étant un site en direction des professionnels, toute personne ne se considérant pas comme un professionnel de la radio ne sera pas accepté. Sont considérés comme professionnels toutes personnes salariées, bénévoles ou travaillant au sein d'une radio ou webradio ou de média (presse écrite, télévision, web, téléphonie mobile...).

Dans la même rubrique :
< >

Samedi 3 Décembre 2016 - 11:48 Radio France partenaire historique du Téléthon

Samedi 3 Décembre 2016 - 09:39 Les radios se mobilisent pour le handicap