Christopher Baldelli (RTL) : pourquoi modifier les quotas ?

Jeudi 12 Novembre 2015



Dans un entretien accordé aux Echos, Christopher Baldelli, le président du directoire de RTL, indique que le groupe de radio RTL a baissé ses coûts de structure de 15% depuis ces 5 dernières années. Objectifs : maintenir le taux de rentabilité opérationnelle et faire en sorte que Radio France ne puisse pas augmenter son espace publicitaire auprès de nouveaux annonceurs.


Christopher Baldelli lors de la présentation de la grille de rentrée de RTL © Serge Surpin
Christopher Baldelli lors de la présentation de la grille de rentrée de RTL © Serge Surpin
"Si nous ne l'avions pas fait, aujourd'hui le groupe de radios RTL en France serait déficitaire (…) Notre principal sujet est désormais de maintenir notre taux de rentabilité opérationnelle, qui est un peu en dessous de 20 % (l'Ebitda devrait progresser de 15 % en 2015)".
RTL se bat contre le projet du gouvernement qui envisagerait pour Radio France de faire passer le temps maximum de 30 minutes de publicités par jour et par antennes à 17 minutes. "Cette réforme remettrait en cause les équilibres du secteur, alors que le marché de la publicité pour le média radio sera encore en baisse cette année. Le recul a atteint 3,8 % au premier semestre. C'est mieux au deuxième, mais il y aura recul pour la troisième année consécutive". Christopher Baldelli estime que le Sénat pourrait être plus sensible à ses arguments et pourrait faire évoluer le projet. Rappelons par ailleurs que c'est toujours l'Assemblée nationale qui a le dernier mot en matière de propositions et d'amendements.

RTL contre la modification des quotas

Autre combat pour RTL, les quotas de musique francophones diffuses sur les radios, un amendement adopté sans concertation par l’Assemblée Nationale. "Il va, selon nous, à l'encontre de ses intérêts, en nous obligeant à limiter la diffusion d'une même chanson française : cela nous empêche de faire notre métier, qui est précisément d'en faire un hit en la programmant plusieurs fois par jour. Cette diversité existe, il faut la chercher dans la diversité des radios en France, que nous devons au CSA. Cette mesure poussée par les majors du disque nous paraît d'autant plus anachronique que les plates-formes de streaming ne sont, elles, nullement contraintes en la matière". ​


Autrement dit : pourquoi des quotas alors que les radios indépendantes et associatives font très bien ce travail ? Mais, il faut rappeler que ces radios ne représentent environ qu’un quart de l’audience globale radio en France...


Serge Surpin
Journaliste spécialisé média, photographe et ancien Co-créateur de Satellifax. Gérant de SatMag.... En savoir plus sur cet auteur

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